Les agents du musée du Louvre à Paris ont décidé de renouveler leur mouvement de grève, initialement lancé le 15 décembre et suspendu le 19 décembre. Lors d'une assemblée générale tenue le 5 janvier, ils ont voté à l'unanimité pour la reprise de la grève, visant à dénoncer des conditions de travail jugées insatisfaisantes. Selon Valérie Baud, représentante du syndicat CFDT, environ 350 employés, provenant de divers secteurs tels que la régie, la conservation et les fonctions support, ont participé à ce vote.
La CGT-Louvre, sur les réseaux sociaux, a exprimé son soutien à la mobilisation : "Vote unanime en AG pour la reconduction. La lutte continue en 2026." De son côté, la direction du musée a annoncé que le Louvre resterait "ouvert partiellement" en proposant un "parcours chefs d'œuvre" incluant des œuvres iconiques telles que la Joconde et la Vénus de Milo.
Les raisons de cette reprise de la grève sont multiples. Les agents dénoncent notamment un sous-effectif, un point crucial pour la surveillance des salles d'exposition, ainsi que l'augmentation des tarifs pour les visiteurs non européens, qui entrera en vigueur le 14 janvier. Ils soulèvent également des inquiétudes concernant la dégradation des installations, exacerbée par le vol de joyaux de la Couronne française en octobre dernier, d'une valeur estimée à 88 millions d'euros, qui reste à ce jour non résolu.
Le ministère de la Culture avait promis des mesures comme l'annulation d'une baisse de 5,7 millions d'euros des dotations publiques au Louvre, ainsi que des recrutements et des revalorisations indemnitaires. Cependant, ces promesses sont jugées insuffisantes par les syndicats, qui exigent des améliorations notables au niveau des conditions de travail.
Pour en savoir plus sur la situation, des experts soulignent que cette mobilisation met en lumière les défis auxquels les musées sont confrontés, non seulement en termes de gestion des ressources humaines, mais aussi de préservation des collections.







