Ce mercredi matin, une vague de neige et de verglas s'est abattue sur le nord et l'ouest de la France, un phénomène décrit par Météo-France comme d'une "ampleur rare" dans le contexte climatique actuel. Les conséquences de ces intempéries promettent de perturber considérablement la circulation routière et aérienne.
Les premières chutes de neige se sont manifestées des Hauts-de-France jusqu'à la Normandie, s'étendant progressivement vers l'est, tandis que les Pays-de-Loire subissent des pluies verglaçantes. Au total, 38 départements ont reçu un avis de vigilance orange, un niveau d'alerte qui appelle à la plus grande prudence face aux dangers potentiels.
Les prévisions indiquent que les accumulations de neige pourraient varier entre 3 et 7 cm dans les zones touchées, avec des maxima atteignant localement 10 à 15 cm, notamment dans les Ardennes.
Les autorités appellent à la vigilance. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a incité ceux qui doivent se déplacer à faire preuve de prudence et à se tenir informés via les préfectures. L'impact sur le trafic est déjà perceptible : au moins 40% des vols prévus à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% à Orly sont annulés, en raison des opérations de déneigement.
Lors de ces travaux, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a fortement recommandé aux automobilistes et usagers des transports en commun de limiter leurs déplacements en Île-de-France et d'opter pour le télétravail. Dans la région parisienne, le niveau 3 du Plan neige et verglas a été activé, imposant notamment des restrictions de vitesse à 70 km/h.
Dans l'ouest, des mesures semblables sont mises en œuvre, incluant la suspension des transports scolaires dans une dizaine de départements. La Nouvelle-Aquitaine a également interdit la circulation des poids lourds sur certaines voies. À Lille, les étudiants ont été avertis que leurs examens seraient reportés.
Les conditions météorologiques extrêmes n'ont pas été sans conséquences : au moins cinq personnes ont perdu la vie sur les routes en raison des intempéries. Météo-France souligne que cette période de froid est particulièrement intense, bien que moins fréquente en raison du réchauffement climatique lié aux activités humaines.
Des températures particulièrement froides ont été enregistrées, atteignant des niveaux jusqu'à -22°C à Mouthe (Doubs) et -13,4°C à Jaméricourt (Oise). Ces températures sont inférieures aux normales saisonnières de 10 à 15 degrés, plaçant cette vague de froid comme la plus marquante depuis plus de 14 ans. La dernière fois qu'une situation similaire a été observée remonte à février 2012, selon Météo-France.
Néanmoins, malgré l'intensité des événements, les experts préviennent que ce phénomène ne doit pas être qualifié de "vague de froid" en raison de sa brièveté. La situation nécessite cependant une prudence accrue et une bonne préparation face à des conditions climatiques inhabituelles.







