À Avignon, en ce début d'année, la naissance de Zaïd, un petit garçon désigné comme le premier bébé de 2026, a rapidement tourné en polémique sur les réseaux sociaux. Au lieu de célébrations, le prénom arabe de l'enfant a provoqué des réactions violentes et racistes, soulevant une question cruciale sur l'intégration et l'identité en France.
Dans un climat social déjà tendu, des commentaires odieux ont afflué, certains allant jusqu'à suggérer que l'enfant aurait dû être avorté en raison de son prénom. D'autres ont exprimé leur désapprobation en écrivait : "Pourquoi ne pas choisir un prénom français pour favoriser l'intégration ?" Ces réactions indécentes, alimentées par des préjugés, mettent en lumière des problèmes plus profonds au sein de la société française contemporaine.
Un député LFI a condamné ces attaques en déclarant que ces insultes ne font que refléter une banalisation croissante de la haine sur Internet. Parallèlement, les médias algériens tels que TSA ont qualifié Zaïd de "plus jeune victime de haine au monde", attirant l'attention sur des comportements inacceptables, même envers un nouveau-né. "Quand une naissance devient un champ de bataille idéologique, il est temps de s'interroger sur notre société", a commenté un internaute.
La situation a été aggravée par le fait qu'un autre nourrisson, prénommé Maryam, a également reçu des commentaires haineux, illustrant une tendance alarmante où même les plus jeunes ne sont pas à l'abri de l'intolérance. La publication de l’article par La Provence a poussé ce quotidien à désactiver les commentaires sur les deux publications en raison de la violence des réactions.
Ce déferlement de haine numérique témoigne d'une montée du racisme en France, comme l’a souligné un sociologue interrogé par France 3, qui a déclaré : "Le prénom d'un enfant ne devrait jamais être un sujet de discrimination. Cela révèle les fractures de notre société." Les élus et une partie de la communauté en ligne se mobilisent pour défendre Zaïd, insistant sur la nécessité de promouvoir une société plus inclusive plutôt que de céder à la haine.







