En cette période de froid intense, Mathilde Panot, cheffe des députés de La France Insoumise (LFI), a lancé un appel pressant pour la réquisition de bâtiments vacants afin de loger les personnes sans-abri. Ce cri du cœur intervient alors que le plan grand froid est activé dans tout le pays.
« J'appelle à la fois à ouvrir les bâtiments publics et à faire respecter la loi de réquisition datant de 1946, qui n’a pas été mise en œuvre depuis 1999 », a déclaré l'élue du Val-de-Marne sur les ondes de RMC-BFMTV. La dernière application de cette mesure avait permis d'utiliser des bâtiments d'assurances et de compagnies financières, avec une indemnisation pour les propriétaires. Cette législation pourrait encore sauver des vies, alors que les températures chutent en dessous de zéro.
Mathilde Panot souligne l'urgence de la situation : « Des vies dépendent de cette action. Les températures sont alarmantes et la vague de froid persiste. Il est de la responsabilité des autorités de mettre tout le monde à l’abri, y compris les enfants vulnérables ». Les statistiques sont inquiétantes; près de 350.000 personnes, dont 20.000 vivent dans la rue, se retrouvent sans domicile fixe en France selon la Fondation pour le Logement.
Avec 2,38 millions de logements classés comme vacants par la base Lovac, dont 1,35 million inexploités depuis plus de deux ans, Mathilde Panot est convaincue qu'« il n'y a aucun obstacle à la réquisition de ces espaces inoccupés ». Les décès de plusieurs sans-abri, récemment retrouvés morts de froid, renforcent l’argument de cette initiative.
Des experts en urbanisme et en politiques sociales s’accordent à dire que des mesures immédiates doivent être prises pour l’accueil des sans-abris. Selon le sociologue François Dubet, « face à une crise aussi palpable, il est essentiel d'agir rapidement pour éviter des tragédies humaines ». L'urgence de la situation plaide pour que les décideurs politiques écoutent cet appel de nécessité sociale et humanitaire.







