Dans un dénouement marquant, la Maison d’éducation Pauline-Marie Jaricot, située à Châtillon-sur-Chalaronne, a obtenu la faveur du Conseil d'État. Après des mois d'affrontements juridiques avec l'Éducation nationale, la plus haute autorité administrative a confirmé la réouverture de cet établissement, qui accueille 17 élèves.
Le Conseil d'État a rejeté l'appel du rectorat de Lyon et du ministère de l'Éducation nationale, qui cherchaient à annuler la suspension d'une fermeture administrative initialement imposée.
Cette décision fait suite à un arrêté préfectoral du 19 novembre ordonnant la fermeture temporaire de l'école, selon des arguments qui n'ont pas convaincu le Tribunal administratif de Lyon. La direction, représentée par Thérèse Madi, a rapidement contesté cette décision, et le tribunal a finalement permis la réouverture de l'établissement le 26 novembre.
Une audience a eu lieu le 30 décembre, au cours de laquelle les arguments de l'administration ont été jugés insuffisants par le juge, qui a mis en avant l'absence de preuves concrètes concernant les manquements reprochés à l'école.
Une réaction disproportionnée
Pour un établissement de petite taille, l'acharnement judiciaire semble disproportionné, étant donné les 17 élèves qui y sont scolarisés. Des sources, comme Valeurs Actuelles, ont soulevé des interrogations sur les véritables raisons sous-jacentes à cette offensive.
Thérèse Madi, la directrice de l'établissement, a exprimé son soulagement suite à cette victoire, notant que la décision du Conseil d'État était sans ambigüité : "Il n'y avait pas de points défavorables à notre égard", a-t-elle déclaré. Cela fait suite à une période turbulente où les élèves, comprenant plusieurs jeunes en situation de handicap, ont subi la pression de l'incertitude.
Un enjeu au-delà du juridique
Au-delà des aspects juridiques, la fermeture de l'école aurait eu des conséquences dévastatrices : désorganisation des familles et rupture brutale de la scolarité pour des enfants vulnérables. Malgré cette victoire, des procédures restent encore à l'ordre du jour concernant d'autres décisions administratives.
Le Conseil d'État, tout en confirmant la réouverture de l'école, a également ordonné à l'État d'indemniser l'établissement de 3 000 euros pour les frais engagés, un montant symbolique comparé aux plus de 30 000 euros de frais de justice accumulés au cours du conflit.
En cette période de turbulences administratives, cette victoire aura vraisemblablement un impact durable sur les futurs enjeux relatifs aux écoles hors contrat en France. Les experts soulignent l'importance croissante de la reconnaissance de ces institutions dans le paysage éducatif français.







