Le 7 janvier 2026, les agriculteurs en France expriment leur mécontentement croissant face à l'accord UE-Mercosur et à la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse, qui touche les élevages bovins. Les manifestations s'intensifient, notamment autour de Toulouse, où des barrages de tracteurs ont été érigés, malgré la présence policière, dans le but de paralyser
la ville, rapporte l'AFP.
Le préfet de l'Occitanie, Pierre-André Durand, a tenté d'anticiper la mobilisation en émettant des arrêtés d'interdiction, invoquant des risques de troubles à l'ordre public
. Cependant, les manifestants ont réussi à déverser du fumier sur le périphérique toulousain et à bloquer la circulation, provoquant des perturbations sur l'A61 pour des heures.
Parallèlement, des convois de tracteurs se dirigent vers Paris depuis plusieurs départements, en grande partie du Sud-Ouest. Au cours de la matinée, quatre tracteurs ont réussi à forcer un barrage de gendarmerie dans les Yvelines, provoquant des tensions avec les forces de l'ordre. Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a exprimé son étonnement face à la réaction disproportionnée des autorités, affirmant que la manifestation devait rester pacifique. Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver
, a-t-il ajouté, indiquant l'intention des agriculteurs de se rendre à des lieux symboliques de la capitale pour faire entendre leur voix.
D'autres actions sont également signalées dans plusieurs régions de France. À Amiens, des groupes d'agriculteurs bloquent des points stratégiques, tandis qu'au Pays basque, le centre de fret de Mouguerre est sous occupation par la Coordination rurale. Le blocage de la M7 au sud de Lyon et la situation dans les péages de Côte-d'Or où les accès sont fermés perdurent, selon des témoignages recueillis par France Bleu.
Les experts appellent à une réflexion sur la gestion des crises dans le secteur agricole, notamment sur la nécessité d'asseoir plus largement les préoccupations des agriculteurs au sein des décisions politiques. Ouest-France souligne que l'énervement des agriculteurs pourrait conduire à une escalade des manifestations si leurs revendications ne sont pas prises en compte rapidement.







