La fusée Space Launch System (SLS) de la NASA, une majestueuse structure de 98 mètres, a été déplacée vers le pas de tir du Centre spatial Kennedy en Floride, marquant une étape cruciale pour la mission Artemis 2. Ce samedi matin, l'engin, coiffé de la capsule Orion, a été transporté sur un véhicule de transport à chenilles, spécialement conçu pour supporter son poids colossal. La manœuvre a pris près de douze heures, progressant à une vitesse maximale de 1,6 km/h.
“Ce véhicule est un vestige des années 1960, construit pour le programme Apollo, et modifié depuis pour les navettes spatiales”, a souligné un ingénieur de la NASA, selon The New York Times. Ce trajet symbolique est le prélude à une série de tests rigoureux devant garantir la sécurité et l'efficacité de la mission.
Les préparations pour un vol au-dessus de la Lune
C'est le début des préparatifs finaux pour Artemis 2, qui comprendra notamment le raccordement des systèmes d'alimentation et la vérification des réservoirs de propergol. Si tout se passe comme prévu, la répétition générale du compte à rebours est prévue pour début février, ouvrant la voie à un potentiel décollage à partir du 6 février.
Ce vol, qui ne comprendra pas d’alunissage, enverra les quatre astronautes de la capsule Orion autour de la Lune pour une durée approximative de dix jours. À leur retour, ils amerriront dans l'océan Pacifique, après avoir accompli un exploit qui pourrait marquer le début d'une nouvelle ère d'exploration spatiale.
Bien que Artemis 2 crée un intérêt considérable, les futurs vols, notamment Artemis 3, auront pour mission de réussir le retour des humains sur la surface lunaire. Initialement planifiée pour fin 2028, cette mission rencontre des retards, notamment à cause du développement de l'alunisseur par SpaceX, comme le rapportent divers médias en France.
Les enjeux de cette mission sont plus que techniques; ils touchent aussi l'avenir de l'exploration spatiale, comme l'a noté le directeur de la NASA : “Nous ne nous voyons pas simplement retourner sur la Lune, nous aspirons à construire des bases pour des missions à long terme sur Mars”. La communauté scientifique attend avec impatience ces avancées qui pourraient transformer notre compréhension de l'espace et de nos capacités d'exploration.







