Pour qu'un bon match de tennis se déroule, il faut deux adversaires sur le court. Lundi dernier, la société All In Moselle, tenante des dernières éditions du Moselle Open, a lancé les hostilités en dévoilant une première liste de joueurs pour le deuxième Thionville Open, un challenger de catégorie 100 prévu au SPOT du 1er au 8 mars. Jesper de Jong, 86e mondial, occupera la place de tête de série numéro 1, tandis que le Toulousain Hugo Gaston, classé 99e, visera le titre. La présence de Kei Nishikori, ancien numéro 4 mondial, espérée par le directeur Ted Ranghela, pourrait également raviver des souvenirs pour le public.
Dans un élan similaire, la Fédération française de tennis (FFT) a également fait parler d'elle en annonçant les premiers détails sur le Challenger 125 qui se déroulera aux Arènes de Metz du 15 au 22 novembre.
La bataille des tournois ATP ne s'est pas estompée
Ce calendrier resserré semble être un nouvel épisode dans la bataille des tournois, qui dure depuis des années, d'autant plus après les tensions entre actionnaires du Moselle Open, tournoi ATP 250 dont l'édition précédente a eu lieu en novembre dernier. Alors que le Thionville Open peut sembler être son héritier naturel, c'est une nouvelle organisation, soutenue par Metz et des investisseurs historiques, qui prévoit d'assurer la pérennité du tennis de haut niveau aux Arènes.
Patrick Weiten, président du conseil départemental de la Moselle, a manifesté son agacement face à la question de la faisabilité financière de ces deux événements, en déclarant sèchement : 'Pas de réponse.' Après avoir soutenu le Moselle Open, le département est prêt à reproduire cet engagement à Thionville, bien que l'absence de leurs représentants à Metz ait été remarquée.
Gilles Moretton, le président de la FFT, a affirmé : 'Dans fédération, il y'a fédérer.' La fédération s'engage financièrement à hauteur de 200 000 euros par an pour soutenir les tournois jugés bien organisés, comme cela a été le cas pour le Moselle Open et potentiellement aussi à Thionville.
Reste à voir si les partenaires, sollicités à plusieurs reprises, seront au rendez-vous. Yves Henri a rapporté une hausse des soutiens cette année à Thionville, en reproduisant à l'identique les stratégies connues à Metz. Pour l'Open de Metz, la FFT a mis les bouchées doubles pour attirer des sponsors potentiels, en faisant appel à des figures emblématiques telles que Paul-Henri Mathieu, Cédric Pioline, et Richard Gasquet.







