Mounir Mansouri, une personnalité notoirement liée au trafic de stupéfiants en Ile-de-France, a récemment été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une peine de 20 ans de prison. Sa sentence se compose de cinq ans pour l'organisation de "go fast" en 2008 et de quinze ans pour le vol d'un hélicoptère Écureuil à Toussus-le-Noble en 2015.
Agé de 49 ans, Mansouri a comparu devant la justice à deux reprises au mois de février pour des affaires distinctes. Son implication dans un réseau de distribution de drogue, qui incluait des cargaisons de plus de 500 kg de cannabis provenant d'Espagne, a particulièrement retenu l'attention. Selon Le Parisien, il avait déjà écopé d'une peine de neuf ans en 2017, mais cette fois, la justice n'a retenu que l'association de malfaiteurs.
Cours de pilotage et intermédiaires rassurants
Dans la seconde affaire, Mansouri a été condamné sur la base d'une escroquerie soigneusement orchestrée pour voler un hélicoptère. Le 16 janvier 2015, ce dernier a loué l'appareil en utilisant une fausse identité. Des recherches ont montré que ce vol était le résultat d'un plan élaboré par un groupe criminel dirigé par Mansouri. Ce dernier était connu sous divers surnoms, notamment "Calimero" ou "Crâne chauve", mais a également été désigné comme "l'homme au béret" lors du procès.
Le vol de l'hélicoptère a permis à des narcotrafiquants d'importer du cannabis du Maroc vers la péninsule ibérique en usant d'une méthode peu conventionnelle. L'appareil, qui a totale disparue après son vol, a été retrouvé près de Séville avec 740 kg de drogue à bord. Lorsque les représentants légaux de Mansouri ont présenté ces faits lors du procès, il a nié toute implication directe. Il a également été appréhendé à Paris en octobre dernier par la BRI de Versailles, marquant la fin d'une cavale entamée en 2012.
Le tribunal a également ordonné le versement d'une amende de 850 000 euros. Ce verdict envoie un message fort sur la lutte contre le trafic de drogue, mais il soulève aussi des questions sur l'efficacité de la répression face à des organisations criminelles aussi organisées.







