Le crédit d'impôt associé à l'emploi d'un salarié à domicile se retrouve souvent en première ligne lors des décisions d'économies budgétaires. Avec la nécessité de réduire les dépenses, le gouvernement sous François Bayrou avait envisagé de le diminuer dans le cadre du budget 2026.
Le crédit d'impôt lié aux services à la personne pourrait-il être touché par la politique d'austérité imposée par l'État ? Il est encore prématuré d'apporter une réponse définitive, le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, n'ayant pas encore constitué son équipe. Toutefois, François Bayrou avait déjà exposé l'idée de réaliser 44 milliards d'économies pour endiguer le déficit public croissant, envisageant potentiellement une réduction de ce crédit d'impôt.
Des coupes en vue dans le crédit d'impôt ?
Pour rappel, ce crédit d'impôt permet de récupérer 50 % des dépenses engagées pour divers services à domicile, y compris la garde d'enfants, l'assistance aux personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi que les travaux ménagers et de jardinage. Ce dispositif soutient près de cinq millions de foyers chaque année et pèse environ 7 milliards d'euros sur les finances publiques.
Selon une information relayée par la newsletter du média Contexte et Moneyvox, un abattement du taux du crédit d'impôt à 45 % (contre 50 %) était envisagé dans le projet de budget 2026, à l'exception des services liés à la petite enfance et à la dépendance. La question demeure de savoir si Sébastien Lecornu maintiendra cette option, mais les incertitudes sont nombreuses depuis sa nomination.
Le temps presse pour le gouvernement
La situation génère une certaine urgence, car le budget doit être soumis au Parlement au plus tard le 15 octobre. Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a souligné ce matin sur Franceinfo : "Il y a un compte à rebours". Les décisions à venir concernant ce crédit d'impôt seront scrutées de près, car elles toucheront des millions de Français.







