Une étude écossaise, publiée le 9 septembre dans Cell Metabolism, remet en question la croyance selon laquelle un petit déjeuner riche aide à brûler davantage de calories.
« Petit-déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince, dîner comme un pauvre. » Cette maxime, popularisée au XXe siècle par la nutritionniste Adelle Davis, se trouve aujourd'hui contestée par les chercheurs de l'université d'Aberdeen. Leur étude, mise en avant dans Cell Metabolism, suggère que la taille du petit déjeuner n'influence pas la perte de poids.
Des résultats surprenants
Pour mener à bien leur recherche, une équipe a observé 30 participants en surpoids, pendant deux régimes différents de quatre semaines. Le premier régime consistait à consommer 40% des calories le matin et 20% le soir, tandis que l'autre inversait cette répartition. Interestingly, les résultats montrèrent qu'il n'y avait aucune différence significative en termes de dépense calorique ou de poids perdu entre les deux régimes. Chaque groupe a brûlé environ 2800 calories tout en perdant en moyenne 3 kg.
Le rôle du petit déjeuner sur la satiété
Bien que le petit déjeuner copieux ne modifie pas la manière dont le corps brûle les calories, il pourrait tout de même jouer un rôle crucial dans la gestion de la faim. D'après la chercheuse Alexandra Johnstone, un bon petit déjeuner peut améliorer la sensation de satiété, ce qui pourrait aider à contrôler l'appétit tout au long de la journée. Les chercheurs envisagent également d'explorer les effets du jeûne intermittent pour déterminer le moment optimal de la journée pour manger.
Écouter son appétit
Par ailleurs, des experts en nutrition soulignent l'importance d'un petit déjeuner équilibré pour la santé. Cependant, il est également entendu qu'un bon repas matinal n'est pas indispensable si l'on n'a pas l'habitude. Des études préalables ont signalé que sauter le petit déjeuner ne provoque pas de modifications biologiques majeures, selon la médecin nutritionniste Catherine Serfaty.
(1) Cette étude, parue dans Cell Metabolism, a recruté 16 hommes et 14 femmes, âgés de 50 ans en moyenne et présentant un IMC de 32,5.







