Le principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie, connu sous le nom de Masnaa, est fermé depuis dimanche dernier après l'annonce d'une offensive imminente par Israël, marquant une intensification des hostilités dans le sud du Liban.
Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne, a fait part sur les réseaux sociaux de l'intention de frapper ce poste, accusant le Hezbollah de l'utiliser à des fins militaires pour transporter clandestinement des armes. Il a également averti la population locale de fuir la région, anticipant d'importantes destructions.
Des autorités libanaises ont confirmé à l'AFP que l'évacuation du poste-frontière était en cours suite aux menaces, avec des installations côté syrien presque désertes. Un représentant de l'Autorité générale des frontières et des douanes syriennes, Mazen Aloush, a insisté sur le fait que ce passage demeurait dédié à un usage civil, niant toute utilisation militaire.
Pour des raisons de sécurité, le mouvement à Masnaa sera temporairement suspendu de manière proactive jusqu'à ce que les risques soient minimisés, a-t-il ajouté. Cette route est essentielle au commerce entre les deux nations, représentant le principal passage terrestre du Liban vers le reste de la région.
Le poste de Masnaa a déjà été la cible de frappes israéliennes par le passé, notamment en 2024, perturbant le trafic transfrontalier pendant plusieurs semaines. Cette nouvelle menace s'inscrit dans un contexte de violence croissante, particulièrement depuis le 2 mars, suite à une escalade des tensions après l'élimination du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Les récentes frappes israéliennes ont causé la mort de sept personnes et blessé plus de 40 autres au Liban, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. Du côté israélien, un soldat a été tué lors des affrontements. Les autorités libanaises ont signalé plus de 1.400 décès, dont 126 enfants, et des millions de personnes déplacées par les conflits. Environ 11 soldats israéliens ont également péri dans cette guerre qui fait rage.
Samedi, l'armée israélienne a ordonné l'évacuation de Kfar Hatta, une ville libanaise située à proximité de la frontière, anticipant des frappes. Des vidéos circulant sur les réseaux montrent des embouteillages causés par un exode de la population de cette région.







