Depuis le 2 mars, le conflit a causé la mort de 1 422 personnes, dont 126 enfants au Liban. Ce samedi, deux fillettes ont perdu la vie et 40 autres ont été blessées suite à des frappes israéliennes dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé. Le village de Habbouche, voisin de Nabatiyeh, a été particulièrement touché, avec 22 blessés lors de ce tragique événement.
Israël, de son côté, a annoncé la mort d’un soldat de 21 ans, qui a été tué « au combat » dans le même secteur, le gouvernement justifiant son action par la nécessité de neutraliser le Hezbollah pro-iranien.
La ville de Tyr, un important centre côtier, a été assaillie par plusieurs bombardements, endommageant un hôpital vital et détruisant partiellement des bâtiments. En dépit des avertissements d'évacuation, environ 20 000 personnes, incluant 15 000 déplacés, sont toujours présentes dans la région, subissant la pression de ces frappes incessantes.
Un hôpital endommagé
Le conflit a été exacerbé le 2 mars lorsque le Hezbollah a réagi à l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, par une attaque américano-israélienne. Les chiffres sont alarmants : plus d’un million de personnes ont été déplacées, et l’armée israélienne a enregistré la perte de 11 soldats dans ces combats.
Les frappes de ce samedi, proches de l’hôpital italo-libanais à Tyr, ont causé des blessures à 18 personnes, incluant des secouristes et des enfants. Youssef Jaafar, directeur de l’hôpital, a confirmé que malgré l’endommagement des infrastructures, l’établissement demeurerait opérationnel.
Les bombardements ont également visé le port de Tyr, où des bateaux de pêche ont subi des dommages. À l'est, dans la ville de Baraachit, une mosquée a été réduite en ruines, selon des informations de l’Agence Nationale d'Information (ANI).
Ponts détruits
Les frappes israéliennes ont également atteint la banlieue sud de Beyrouth, réputée fief du Hezbollah. L'armée a affirmé avoir ciblé des « centres de commandement » de la Force Qods, liée à la Révolution iranienne.
Un pont crucial reliant Sohmor à Machghara a été de nouveau frappé, en réponse à des préoccupations de transfert d’armement au Hezbollah, illustrant le niveau de tension élevé dans la région.
Alors que la situation humanitaire se dégrade, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a rapporté que trois de ses Casques bleus avaient été blessés lors d’une explosion. L’Indonésie a qualifié l'attaque d'« inacceptable », tandis que des sources sécuritaires indiquent qu'Israël a détruit récemment des équipements de surveillance de la Finul, aggravant encore plus la situation.







