Les fenêtres, bien qu'étant des sources de lumière indispensables à nos intérieurs, constituent aussi des points faibles en matière d'isolation thermique. Pour jouir des bienfaits tout en minimisant les inconvénients, le calfeutrage s'avère parfois nécessaire. Voici comment procéder simplement et économiquement.
Pourquoi calfeutrer ses fenêtres ?
Face à l'augmentation incessante des tarifs de l'énergie, il est crucial de trouver des solutions pour diminuer les pertes de chaleur. En hiver, il est essentiel de conserver la chaleur, tandis qu'en été, il faut éviter une surchauffe qui incite à recourir aux ventilateurs ou climatiseurs, généralement énergivores.
Selon l'ADEME, jusqu'à 15 % des pertes d'énergie d'un logement proviennent des fenêtres et des portes. Calfeutrer les fenêtres, même celles vieillissantes, peut donc réduire les pertes thermiques sans engendrer de coûts élevés, tout en maintenant une température agréable à l'intérieur de votre maison. Cependant, il est à noter que le calfeutrage est une mesure temporaire pour les fenêtres anciennes qui devront éventuellement être remplacées.
Comment identifier les fenêtres à calfeutrer ?
Des ponts thermiques se créent souvent autour de joints mal ajustés, plus fréquents sur des menuiseries anciennes mais aussi sur des modèles récents. Pour optimiser votre calfeutrage, voici quelques tests à effectuer :
- Le test de la main : Passez votre main autour de la fenêtre. Si vous ressentez l’air frais, des défauts d'isolation existent.
- Le test de la bougie : Allumez une bougie et déplacez-la le long du pourtour de votre fenêtre. Si la flamme vacille, l'air passe.
- Le test de la feuille : Utilisez une fine feuille de papier pour vérifier les fuites d'air : si elle plie au contact de l'air, des fuites sont présentes.
Solutions pour le calfeutrage des fenêtres
Il existe plusieurs techniques pour calfeutrer vos fenêtres, chacune ayant ses propres avantages :
- Joints d'étanchéité en plastique
- Joints en mousse adhésifs
- Mousse polyuréthane
- Joints métalliques
- Silicone
- Bourrelets en mousse
- Bourrelets en caoutchouc
- Mastic
Le choix du matériel dépend de la nature de vos menuiseries. Par exemple, le mastic en latex acrylique convient mieux au bois, tandis que le silicone est plus efficace sur PVC.
Guide pratique : Calfeutrage en étapes
Avant de commencer, nettoyez soigneusement les dormants de vos fenêtres. Pour le bois, un dégraissant est nécessaire, tandis que de l’eau savonneuse avec du citron ou du vinaigre convient pour le PVC et l’aluminium. Ensuite, poncez pour obtenir une surface lisse, surtout pour les fenêtres en bois. Retirez tout ancien calfeutrage avant de continuer.
Voici quelques méthodes de calfeutrage :
1. Mastic vitrier
Particulièrement efficace pour les fenêtres en bois, appliquez le mastic avec un pistolet ou un tube applicateur. Assurez-vous d'utiliser une spatule pour un fini soigné après séchage.
2. Joint en mousse adhésif
Facile à poser, collez-le sur une surface nettoyée en commençant par un coin. Découpez à la fin pour un ajustement parfait. Attention à sa durabilité limitée.
3. Joint adhésif en caoutchouc
Offrant une résistance supérieure, il se pose de manière similaire au joint en mousse, mais avec une longévité accrue.
4. Joint adhésif en plastique
Facile à installer, il se plie en V pour renforcer l'étanchéité. Idéal mais non recommandé pour les modèles très anciens.
5. Joints en métal
Durables, ils nécessitent un peu plus d’effort pour les clouer correctement, mais offrent une solution solide face aux intempéries.
6. Mousse polyuréthane
Pratique, cette option consiste simplement à vaporiser autour de la fenêtre. Attention à ne pas en abuser pour éviter un excès.
7. Joint en silicone
Commercialisé en cartouches, le silicone est facile à appliquer avec un pistolet. Laissez sécher avant d'ouvrir la fenêtre, afin d'assurer une bonne adhérence.







