Le gouvernement a annoncé des mesures d'économies qui toucheront directement les 18 millions de retraités en France. L'augmentation des pensions, initialement prévue pour le 1er janvier, a été décalée de six mois, étant désormais prévue pour le 1er juillet 2025, selon les informations du projet de loi de Finances récemment transmis au Haut Conseil des finances publiques.
Une revalorisation reportée avec des conséquences financières
Bien que l'indexation des retraites sur l'inflation fasse partie des dispositions du Code de la sécurité sociale, le gouvernement a la capacité de geler cette indexation. On a déjà assisté à de telles décisions en 2014 et 2016. Cette stratégie pourrait permettre de récupérer 3 milliards d'euros, comme l'indique Le Figaro. Pour janvier 2025, la hausse des pensions était attendue autour de 2%. Cependant, la revalorisation de juillet ne sera pas rétroactive et pourrait être inférieure, allant de 1,5% à 2% en raison d'une tendance à la baisse de l'inflation. Ainsi, les retraités subiront une double perte de pouvoir d'achat.
Les enjeux de l'indexation des retraites sur l'inflation
Cette décision n'est pas inattendue, étant donné les tendances précédentes observées avec l'utilisation de l'indexation comme outil d'économies. Le ministre du Budget avait déjà laissé entendre la possibilité d'un gel, bien que cela ait été rapidement contredit par Emmanuel Macron. Le nouveau gouvernement doit désormais trouver 60 milliards d'euros, dont une partie proviendra d'augmentations d'impôts.
Le débat sur l'indexation des retraites est récurrent. Le comité de suivi des retraites a recommandé une révision des règles d'indexation pour plus d'équité entre les générations. Les retraités, dont le niveau de vie est souvent supérieur à celui des actifs, ne devraient pas être les seuls à supporter le poids des ajustements économiques.







