À partir de cette année, la pension de réversion, tout comme la pension de retraite de base, subit des modifications notables. Son montant minimal sera ajusté, tout comme les critères d'attribution. Voici ce qui change en 2025.
Revalorisation de la pension de réversion en 2025
Pour de nombreuses veuves, la pension de réversion est cruciale pour garantir un certain niveau de vie. Sur 4,4 millions de bénéficiaires en France, 90 % sont des femmes, souvent pénalisées par des pensions inférieures de 40 % par rapport à celles des hommes. En général, la réversion correspond à 54 % à 60 % de la retraite que le conjoint décédé aurait perçue. D'où l'importance d'une revalorisation, qui s'élève à 2,2 % dès le 1er janvier. Les bénéficiaires seront en mesure de percevoir ces montants revalorisés à partir du 8 février.
Nouveau seuil minimal de la pension de réversion
Le montant minimal pour la pension de réversion sera également augmenté de 2,2 %. Il s'établit désormais à 332 euros par mois, soit 3 989 euros annuels. Si le montant auquel une personne a droit est inférieur à ce seuil après calcul, la pension versée sera ajustée à ce minimum.
Les conditions d'attribution varient selon les régimes de retraite, mais le mariage reste un critère fondamental. Dans le régime général, le défunt doit avoir au moins cotisé 15 ans. De plus, le bénéficiaire ne doit pas dépasser un plafond de ressources, qui est également rehaussé en 2025. Les nouvelles limites fixent ces plafonds à 24 710 euros par an pour une personne seule et 39 537 euros par an pour un couple. En cas de dépassement de ces montants, la réversion sera ajustée.
Options supplémentaires pour les ressources supérieures
Si les conditions de ressources sont dépassées, il est possible de demander la pension de réversion du régime complémentaire AGIRC-ARRCO. Cette option ne comporte aucune condition de ressources, et le calcul se base sur 60 % de la retraite du défunt. Notons que ce régime autorise la vie conjugale, mais impose des restrictions aux remariages.







