Le Parlement européen a récemment autorisé, le 17 juin, l'usage des nouvelles techniques génomiques (NGT), qui permettent de modifier les caractéristiques des plantes tout en évitant l’introduction d’ADN étranger. Bien que ces techniques promettent d’améliorer la résistance des cultures à la sécheresse et aux maladies, elles soulèvent de vives inquiétudes parmi les défenseurs de l’environnement.
Les eurodéputés ont approuvé cette initiative dans l'hémicycle de Strasbourg, écartant tous les amendements qui auraient pu prolonger le débat sur la réglementation de ces nouvelles technologies. Comme l’a souligné France Info, cette décision est perçue comme un tournant majeur pour l'agriculture en Europe.
Pourtant, les critiques, notamment des ONG comme Pollinis, s'inquiètent des conséquences potentielles sur la biodiversité et la sécurité alimentaire. Les petits exploitants, eux aussi, craignent que cette avancée ne favorise les grandes entreprises au détriment des agriculteurs locaux.
Des experts comme Marie Lescure, agronome et militante, expliquent : "Bien que ces techniques puissent améliorer les rendements, il est crucial de mettre en place des réglementations strictes pour préserver notre environnement". La controverse autour des NGT illustre le délicat équilibre entre innovation agricole et préservation de la nature.







