Le gouvernement américain a récemment dévoilé l'utilisation de Grok, l'intelligence artificielle conçue par Elon Musk, dans le cadre de frappes militaires en Iran. Cette information a émergé d'un mémoire judiciaire daté du 15 juin, où le ministère de la Justice défendait les opérations de xAI, la société de Musk, confrontée à une plainte environnementale.
Selon ce document, la plainte pourrait compromettre la sécurité nationale et les infrastructures d'IA indispensables à l'armée. Cameron Stanley, directeur de l'IA au Pentagone, a déclaré sous serment que le "Grok Gov Model" était déjà utilisé dans le cadre du Project Maven, un programme militaire visant à cibler des objectifs grâce à l'IA. Ce modèle a permis de frapper plus de 2 000 cibles en seulement 96 heures lors de l'intervention en Iran.
La déclaration de Stanley met en lumière les capacités impressionnantes de Grok, qui compte près de 2 milliards d'unités de traitement par jour, équivalentes à 6 millions de pages analysées. Cela renforce l'importance de l'infrastructure développée par xAI, indispensable au bon fonctionnement de ces opérations.
La polémique entourant l'utilisation de l'IA par des entreprises comme xAI ne fait que grandir. Des employés de Google ont déjà manifesté leur mécontentement face à l'implication de leur entreprise dans des projets militaires. En février dernier, Google a même rompu ses contrats avec Anthropic, poussant le Pentagone à se tourner vers d'autres entreprises d'intelligence artificielle.
Elon Musk, un soutien actif de l'ancien président Donald Trump, a intégré xAI à SpaceX, renforçant ainsi les liens entre technologie et défense militaire. Les implications éthiques découlant de l'utilisation de l'IA dans des contextes de guerre restent un sujet brûlant de débat, invitant à une réflexion sur les frontières de l'innovation technologique.







