Mise en service fin janvier, l'usine de prétraitement des biodéchets à Fameck a été inaugurée ce mardi 16 juin. Ce site a pour objectif de traiter jusqu'à 27.000 tonnes de déchets chaque année, avec l'ambition de les réutiliser sous diverses formes.
C'est une première en Moselle. Le groupe SUEZ a ouvert, ce matin, son usine dédiée à la gestion des biodéchets. Ce projet vise à récupérer une part significative des déchets alimentaires issus du quotidien afin de les transformer et les réintégrer dans le cycle économique.
Collecte et transformation
À l'intérieur de cette usine innovante, une grande variété de déchets attend d'être traitée. Ces déchets proviennent majoritairement d'invendus de grandes surfaces, de restes de cantines scolaires et, bien sûr, des déchets domestiques collectés par certaines communes. "Cette usine, c'est un peu comme dans une cuisine", plaisante Guillaume Huck, responsable décontamination et méthanisation chez SUEZ.
La phase suivante implique le déconditionnement, où les emballages sont séparés des déchets organiques. Un séparateur, véritable machine de tri, s'occupe de cette tâche. "Il écrase la matière, retire le plastique puis ajoute de l'eau pour créer une soupe de matière organique" précise-t-il. Bien que quelques résidus de plastique subsistent, leur quantité reste en deçà des normes établies par l'Union européenne.
40% moins chère et plus écologique
La mixture est ensuite transférée dans de grandes cuves pour être hygiénisée, éliminant bactéries et virus potentiellement présents. Le mélange est alors acheminé vers les méthaniseurs de Faulquemont ou Metzervisse pour produire du biogaz. Depuis l'ouverture, près de 3.000 tonnes de déchets ont déjà été traitées.
Selon Yves Schwinn, directeur du département collectivités en Lorraine chez SUEZ, cette méthode de traitement est "40% moins chère" que l'enfouissement des déchets, tout en étant plus respectueuse de l'environnement. Avec un investissement total d'environ six millions d'euros, le groupe espère voir ce site rentable d'ici 2027. Actuellement, 250 entreprises d'un rayon de 50 km envoient leurs déchets vers cette usine, notamment la métropole de Metz, son client principal.







