Au cours des deux dernières années, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) a connu une hausse nationale de 6 %, atteignant en moyenne 125 euros par habitant. Toutefois, cette augmentation ne se manifeste pas uniformément sur le territoire.
Une récente étude de l'UFC-Que Choisir révèle que les tarifs de la TEOM varient de manière significative, allant d'environ 60 euros à plus de 200 euros selon les communes. Pour aider les citoyens à naviguer ces disparités, une carte interactive a été mise en place, couvrant 24 829 communes et 58 millions d'habitants en France. Par exemple, les habitants de Brest ne paient que 63 euros, alors que ceux de Marseille sont confrontés à une facture de 217 euros.
Un surcroît de déchets par habitant en un an
Les augmentations de la TEOM suscitent interrogations et incompréhensions, d'autant plus qu'elles s'accompagnent de disparités marquées. Plusieurs gestionnaires avancent des raisons variées, telles que les nouvelles normes environnementales, la flambée des prix de l'énergie ou une augmentation des déchets de 20 kg par habitant en une année. Cependant, l'UFC-Que Choisir rappelle que la TEOM est calculée sur la base de la valeur locative des biens, plutôt que sur le volume de déchets produits.
En d'autres termes, les résidents se voient facturer des tarifs plus élevés en fonction de la valeur de leur logement, sans lien direct avec le service rendu. Ainsi, la TEOM à Paris, s'élevant à 215 euros, dépasse largement la moyenne, tandis qu'à Rennes, les habitants n'acquittent que 97 euros par an.
Des recettes en hausse pour les collectivités
Lors d'une interview accordée à Europe 1, Juliette Vacant de l'UFC-Que Choisir a exprimé des réserves quant aux justifications des augmentations. Elle déplore des inégalités flagrantes, notamment entre des villes comme Le Havre et Brest. Pour une meilleure compréhension des écarts de taxation, elle propose d’interroger davantage les collectivités locales.
Selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP), la TEOM a généré près de 8,6 milliards d'euros pour les municipalités françaises en 2023, marquant une augmentation de 8 % par rapport à l'année précédente.







