La campagne 2024 de déclaration des biens immobiliers s'est achevée le 30 juin, mais 7,8 millions de locaux n'ont toujours pas été déclarés, selon les chiffres fournis par le fisc. Les propriétaires négligents pourraient faire face à une amende de 150 euros.
Obligation de déclaration : pourquoi est-ce important ?
La déclaration des biens immobiliers, instaurée en 2023, est désormais une obligation pour tous les propriétaires. Cette démarche vise à aider l'administration fiscale à identifier les contribuables soumis à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Il est crucial pour chaque propriétaire de préciser la nature de ses biens, qu'ils soient des résidences principales ou secondaires, ainsi que d'indiquer les occupants en cas de location. Pour procéder à cette déclaration, il fallait se connecter au site impots.gouv.fr avant le 30 juin à 23h59, puis naviguer dans l'onglet "Gérer mes biens immobiliers".
Aucune prolongation accordée par le fisc
Les propriétaires qui avaient déjà déclaré leurs biens en 2023 étaient exemptés cette année s'il n'y avait eu aucun changement. Au final, 89 % des locaux ont été déclarés durant ces deux campagnes, un progrès par rapport à l'année précédente où seulement 82 % l'avaient été. Cependant, le fisc a annoncé qu'aucun délai supplémentaire ne serait accordé aux retardataires cette fois-ci. Ainsi, certains propriétaires risquent de recevoir des avis de taxe d'habitation sur des résidences secondaires, faute d'informations complètes. Si cela arrive, ils peuvent être rassurés car le fisc s'efforcera de régulariser ces situations, mais ceux qui ne se conforment pas à la déclaration pourraient se voir infliger une amende de 150 euros.







