Avec des taux d'intérêt en légère baisse, de nombreux emprunteurs restent encore hésitants, tandis que les banques sont de plus en plus disposées à prêter, même aux seniors. Cela est particulièrement vrai pour ceux qui souhaitent réaliser des projets immobiliers.
Les seniors, souvent dotés d’un patrimoine solide et d’une bonne gestion financière, sont devenus des clients prisés par les banques. De plus, l’allongement de l’espérance de vie pousse les établissements à envisager des crédits dont le remboursement s’étale jusqu’à 70 ou 75 ans.
Un marché en mutation
Tout a changé. Actuellement, le taux de l'usure a atteint 6,03 % pour des prêts entre dix et vingt ans (à partir d'octobre 2024), permettant d'inclure le coût de l’assurance. Les taux d'intérêt des crédits immobiliers ont également commencé à baisser, passant de 4,40 % en novembre 2023 à 3,60 % à l’automne 2024, comme le souligne Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.
Cependant, bien que les taux soient plus abordables, le nombre d’emprunteurs, en particulier les seniors, reste en deçà des niveaux d’avant la hausse des taux. Les banques, malgré leur désir d’élargir leur portefeuille de prêts à des clients seniors, ont besoin d'emprunteurs avec un profil financier solide. Les conditions d’octroi du crédit évoluent donc : les seniors avec une épargne ou une capacité d'épargne peuvent bénéficier de conditions plus avantageuses.
Conditions d'emprunt et ajustements possibles
Les banques exigent un apport personnel d'au moins 10 % et que les mensualités ne dépassent pas 35 % des revenus de l’emprunteur. Si le demandeur est encore en activité, la banque peut de plus tenir compte d’une diminution potentielle de revenus à la retraite, demandant une estimation de ces derniers pour garantir la viabilité des mensualités.
Une solution intéressante pour les emprunteurs actifs est de négocier un remboursement à paliers. Cette option permet de commencer par des mensualités élevées et de les réduire à l’approche de la retraite, offrant ainsi une flexibilité financière appréciable.
L'importance de l’assurance
Un des éléments les plus complexes reste l’assurance emprunteur, qui couvre le risque en cas de décès ou d’incapacité de travail. Le coût de cette assurance augmente avec l’âge : elle peut atteindre 0,50 % à 55 ans et monter à 0,70 % à 70 ans. Il est conseillé de comparer les offres de plusieurs assureurs, car les tarifs peuvent varier. Par ailleurs, il est possible de négocier l’exclusion de certaines garanties, telles que le risque d'incapacité de travail, surtout à l’approche de la retraite.
Depuis le 1er juin 2022, certains emprunteurs peuvent obtenir un crédit sans remplir de questionnaire de santé si le montant ne dépasse pas 200 000 € et si le prêt est remboursé avant les 60 ans. De plus, les emprunteurs peuvent bénéficier d’un droit à l’oubli concernant certaines maladies, améliorant ainsi leurs chances d’emprunter à des conditions raisonnables.
Toutefois, il reste essentiel d’être transparent lors des demandes d'assurance. Éviter de déclarer des problèmes de santé peut entraîner des conséquences graves, comme le refus d'indemnisation par l'assureur si des informations sont omises. Il est donc préférable de s'engager dans une démarche honnête afin d'assurer la protection de votre crédit.







