Puiser dans votre contrat d'assurance vie sans perdre votre abattement fiscal, c'est possible! Voici nos conseils pratiques pour maximiser votre épargne.
Optimisez vos avantages fiscaux
Il est essentiel de réfléchir avant de retirer des fonds, car cela peut entraîner des frais d'entrée ou des implications fiscales moins favorables pour les sommes placées après 70 ans. Sophie Gonsard, notaire au Vésinet, recommande d’envisager une avance à votre assureur si vous attendez une rentrée d’argent. Ce prêt, garanti par votre capital, peut être avantageux si remboursé rapidement.
Si vous envisagez de retirer de l'argent d'un contrat plus ancien, attention ! Bien que ces contrats soient souvent exonérés d’impôt sur le revenu, ils possèdent généralement des avantages fiscaux pour la transmission. Christine Valence, ingénieur patrimonial chez BNP Paribas, souligne l’importance de garder ces contrats en tête lors de vos décisions financières.
Avec un retrait sur un contrat de plus de 8 ans, vous ne serez imposé que sur la part des intérêts ou plus-values dépassant 4 600 € par an pour une personne seule (9 200 € pour un couple). Répéter le retrait en deux années fiscales permet également de bénéficier doublement de cet abattement.
Que faire avec plusieurs contrats ?
Si vous possédez plusieurs contrats d'assurance vie, commencez par celui qui est le moins productif. Par exemple, si vous retirez 50 000 € d’un contrat qui a généré peu de gains, l'impôt sur les plus-values pourrait être minime. En outre, évaluez les conséquences financières pour votre partenaire, surtout si l’un des contrats est destiné à la succession.
Il est crucial de protéger celui qui investit dans son contrat pour garantir une sécurité financière au conjoint survivant. Des dispositions peuvent s’avérer nécessaires pour éviter toute complication.
Casuistique des retraits sans impôt
En cas de circonstances exceptionnelles telles qu'une maladie ou un licenciement, vous pouvez retirer de l'argent sans payer d'impôts, même sur des contrats récents, selon l'article 125-0 A du Code général des impôts. Toutefois, les prélèvements sociaux demeurent applicables.







