Une récente analyse menée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) met en lumière que la fraude aux pensions de retraite en France pourrait atteindre jusqu'à 70 millions d'euros par an. Ce chiffre représente seulement 0,3 % du total des pensions versées.
Les retraités afficheraient-ils une honnêteté inattendue ? C'est en tout cas l'une des conclusions tirées par la CNAV, qui, dans un contexte de recherche d'économies gouvernementales, a procédé à un examen approfondi des fraudes potentielles. Comme relayé par RMC, l'organisme a engagé douze collaborateurs pour examiner 3 000 dossiers tirés au hasard.
Dans cette étude, 200 dossiers ont été jugés suspects. Cependant, la fraude n'a été confirmée que dans 16 cas. La CNAV ne fournit pas le montant exact de ces fraudes, mais estime qu'elles pourraient s'élever à environ 70 millions d'euros si l'on considère l'ensemble de la population. Ce chiffre est près de trois fois inférieur aux estimations précédentes et représente seulement 0,3 % du budget total des pensions de retraite, qui s'élève à 340 milliards d'euros.
Des difficultés dans le suivi des retraités vivant à l'étranger
Cette étude vise également à optimiser le suivi des retraités français résidant à l'international. Selon la CNAV, environ un million de Français vivent hors de France, principalement en Algérie, au Portugal et en Espagne. En moyenne, ces retraités perçoivent environ 300 euros par mois. Il est tout à fait possible de recevoir sa pension de retraite tout en étant domicilié à l'étranger.
Le contrôle de ces pensions à l'étranger pose des défis. Lorsque qu'un retraité décède, il arrive que les autorités françaises ne soient pas informées, et des proches peu scrupuleux continuent de percevoir la pension sur le compte de leur aîné. Pour remédier à cette situation, le gouvernement met en place des mesures de vérification supplémentaires, notamment pour les retraités en Algérie, où ils devront désormais prouver leur existence à l'aide d'une vidéo prise avec un smartphone.







