Le gouvernement français tente de rassurer les consommateurs, alors que certaines stations-services, notamment en Alsace et en Haute-Garonne, affichent des panneaux indiquant qu'elles n'ont plus de diesel ni d'essence. Les chiffres sont sans appel : le prix moyen du gazole atteint 2,19 euros le litre, un record depuis le début des relevés en 1985, tandis que le sans plomb 95 se situe à 1,97 euros.
Cette flambée des prix suscite des inquiétudes quant à un éventuel risque de pénurie. Bien que les autorités affirment qu'il n'existe pas de pénuries durables à prévoir, le constat est inquiétant : plusieurs stations, comme celles de Total Énergies, peinent à approvisionner leurs clients.
La situation est exacerbée par deux facteurs principaux. D'une part, le plafonnement des prix du carburant, fixé à 1,99 euro pour l'essence et à 2,09 euros pour le gasoil, crée une tension sur l'approvisionnement. D'autre part, la fermeture des dépôts pétroliers durant le week-end impacte les livraisons. En effet, peu de camions ont pu approvisionner les stations, rendant l'accès au carburant difficile.
Malgré ces défis, Total Énergie assure que des efforts de réapprovisionnement étaient en cours le 30 mars, avec des livraisons massives destinées à réapprovisionner les stations-services à travers le pays. Toutefois, il reste indispensable de surveiller l'évolution de la situation, car des experts mettent en garde contre des ruptures d'approvisionnement plus fréquentes à l'avenir si la tendance de prix élevés persiste.







