La justice française avait convoqué Elon Musk pour l'interroger sur une enquête concernant son réseau social X, mais le multimilliardaire n'a pas fait le déplacement. En conséquence, le parquet de Paris a affirmé que les investigations se poursuivent, précisant que l'absence des convocations ne constitue pas un obstacle.
«Le parquet prends acte de l'absence des personnes convoquées. Cela ne freine en rien l'avancée de l'enquête», a souligné le ministère public en réponse à une question de l'AFP, faisant suite à une information du Canard enchaîné.
Sur X, Elon Musk n'a pas hésité à critiquer la procureure, la qualifiant de «marionnette d’ONG de gauche», en réponse à un commentaire sur son absence. Cette déclaration illustre la tension croissante entre le patron de X et les autorités françaises.
Le parquet de Paris a indiqué que Musk et l'ancienne directrice de X, Linda Yaccarino, sont visés en tant que «gérants de fait et de droit» de la plateforme. Cette enquête s'inscrit dans un cadre plus large où la France montre sa détermination à contourner l'impunité des géants du numérique. Les investigations suivent déjà d'autres plateformes comme Telegram et TikTok.
Pavel Durov, fondateur de Telegram, a exprimé son soutien à Musk. Il a critiqué le gouvernement français, affirmant que «la France de Macron perd en légitimité en instrumentalisant les enquêtes pénales» pour infirmer la liberté d’expression.
L'enquête française est particulièrement emblématique, portant sur les activités de l'un des réseaux sociaux les plus influents, propriété de Musk, figure médiatique controversée. L'intensification du débat a été aggravée par une perquisition effectuée dans les locaux de X à Paris.
Cette enquête, lancée en janvier 2025, s'intéresse à des possibles violations de la législation française par X, notamment la diffusion d'images pédopornographiques et la création de «deepfakes». «La plateforme doit se conformer aux lois françaises», a réaffirmé le parquet.
X a dénoncé une «manœuvre judiciaire abusive» motivée par des considérations politiques, promettant de ne pas se laisser intimider. En réponse aux critiques, le parquet a rappelé que le système judiciaire français opère indépendamment des désaccords avec les États-Unis ou d'autres nations.
Ce conflit pourrait attirer encore plus l'attention internationale, d'autres pays ayant ouvert des enquêtes similaires contre X. «Nous tenons à protéger notre droit à la liberté d'expression tout en respectant les lois locales», a déclaré un porte-parole de X.
Pour des éclaircissements, le parquet de Paris a transmis certains fichiers à divers procureurs américains et européens. Bien que le ministère américain de la Justice ait exprimé des préoccupations quant à une potentielle violation du premier amendement américain, la France demeure ferme, rappelant que «la séparation des pouvoirs et l'indépendance judiciaire sont fondamentales».
Alors que les enjeux de cette enquête continuent de se développer, il est évident que ce chapitre dans l'histoire de X et d'Elon Musk marquera un moment clé dans le rapport entre les réseaux sociaux et la régulation juridique.







