Dans le détroit d'Ormuz, une voie de transit cruciale pour le pétrole mondial, des arnaqueurs exploitent le contexte actuel en profitant des navires cherchant à passer des blocus. Un rapport de Reuters révèle que ces escrocs envoient des messages frauduleux promettant un passage sûr contre paiement en cryptomonnaie.
La société grecque de gestion des risques Marisks a émis une alerte à ce sujet. Les armateurs reçoivent des sollicitations de faux représentants d’autorités iraniennes exigeant des « frais de transit » en Bitcoin ou en Tether, sans lien avec les réelles politiques de péage évoquées par Téhéran en raison du conflit.
Au moins un navire victime de cette arnaque
Marisks note avec préoccupation qu'au moins un navire aurait été piégé par cette escroquerie. Après avoir payé, il aurait été ciblé par le feu iranien et contraint de faire demi-tour. Une information que le rapport n'a pas pu corroborer, mais qui illustre l'ampleur de ce phénomène.
Les messages frauduleux affirment que les « services de sécurité iraniens » procéderont à une « évaluation de l’éligibilité » une fois la cryptomonnaie transférée, promettant alors que le navire pourrait traverser sans difficulté à l'heure convenue. La situation dans le détroit d'Ormuz soulève donc des inquiétudes quant à la sécurité et à la vulnérabilité des opérations maritimes durant ces tensions géopolitiques.
Les experts en sécurité maritime mettent en garde les armateurs contre ces pratiques frauduleuses, soulignant l'importance de vérifier la légitimité des communications reçues. La coopération internationale pourrait être nécessaire pour contrer cette escroquerie et protéger les intérêts maritimes dans une zone déjà instable.







