La situation est préoccupante pour les employés des grandes entreprises technologiques américaines. Ce jeudi, tant Meta que Microsoft ont annoncé des suppressions de postes marquées.
Meta, à la tête des réseaux sociaux cruciaux pour des millions d'utilisateurs, réduira de 10 % son personnel, représentant environ 8.000 postes, pour intensifier ses investissements dans l'intelligence artificielle. De plus, l'entreprise met fin à son projet d'embauche de 6.000 personnes, comme en atteste une note interne diffusée et rapportée par Bloomberg News.
Ce nouveau tour de valse des licenciements fait suite à des mesures antérieures, la société cherchant à accroître son efficacité et à rediriger ses efforts vers le domaine d'IA générative, domaine dans lequel elle doit faire face à des concurrents de taille comme OpenAI, Google et Anthropic.
Facebook avait déjà licencié environ 10% de ses employés en janvier
Déjà en janvier, Meta avait supprimé 10 % des postes de ses équipes travaillant sur des initiatives de réalité virtuelle dans sa branche Reality Labs, représentant environ 1.100 emplois. Les coupes ont continué en mars, affectant de nombreux départements, dont Facebook et les opérations internationales.
De son côté, Microsoft innove avec un plan de départs volontaires à la retraite proposé à une partie de ses employés américains, une manœuvre sans précédent pour le géant de la technologie. Environ 7 % des employés sont éligibles au programme, selon une source anonyme citée par CNBC.
Ce programme, récemment annoncé dans un message interne, ciblera les employés dont l'âge et l'ancienneté combinés atteignent 70 ans ou plus. Les concernés recevront des informations détaillées le 7 mai. Amy Coleman, vice-présidente exécutive et responsable des ressources humaines de Microsoft, a exprimé son espoir que ce dispositif permettra aux employés de choisir leur avenir professionnel en bénéficiant de l'appui de l'entreprise.
En juin 2025, Microsoft affichait un effectif total de 228.000 employés, dont environ 125.000 aux États-Unis. La société a déjà mis en place plusieurs vagues de licenciements précédents dans le but de rationaliser ses coûts.







