L'information a récemment été mise en lumière par Mediapart, qui a révélé que Vulli, le fabricant de la célèbre Sophie la girafe, produit en réalité une partie de ses jouets en Chine. Cette annonce, confirmée par l’entreprise, soulève des inquiétudes quant à l'éthique derrière ces pratiques de fabrication.
Alain Thirion, le dirigeant de Vulli, a précisé que cette décision répond à des difficultés rencontrées avec leur nouvelle usine à Saint-Nabord, dans les Vosges. Pour répondre à la demande, Vulli fait fabriquer des « girafes nues » en Chine, bien que chaque produit soit ensuite contrôlé en France avant distribution. Cette démarche a attiré l'attention de la Répression des Fraudes (DGCCRF), qui a ouvert une enquête sur les pratiques de l'entreprise.
Vulli, historiquement, a toujours mis en avant le made in France comme un signe de qualité. Cependant, Thirion a clarifié que la production en Chine est une pratique établie depuis une trentaine d'années, ajoutant : « Si on nous demandait, on le disait. » Face aux retards persistants dans l'usine française, Vulli a dû recourir à des sous-traitants chinois pour combler ses besoins. Même si l'objectif reste de ramener une production 100 % française, cela semble encore loin de la réalité.
Le média d'investigation Mediapart critique cette situation en la qualifiant de « mensonge made in China ». Selon eux, des photographies d'ateliers en Chine montrent que les jouets, avant leur conditionnement en France, arrivent par conteneurs. Alain Thirion a déclaré qu'ils étaient en discussions avec la DGCCRF pour clarifier les implications de l'appellation « made in France ».
Alléguer une origine française fallacieuse peut constituer une pratique commerciale trompeuse, passible de sanctions pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires. Ainsi, cette affaire met en lumière des enjeux cruciaux liés à la transparence des entreprises et à la confiance des consommateurs.







