Les derniers rapports climatiques dévoilés ce lundi par Météo France indiquent qu'avril 2026 se classe au quatrième rang des mois les moins pluvieux depuis le début des enregistrements en 1959.
Ce mois a été marqué par des températures douces avec une presque totale absence de précipitations, contribuant à une" grande douceur " sur le territoire, mais également par une quasi-absence de pluie. Ce phénomène a conduit à une situation de sécheresse des sols, selon les données fournies par l’organisme météorologique.
« Les conditions anticycloniques qui ont prévalu ont entraîné un faible niveau de précipitations sur tout le pays, à l'exception de quelques zones comme la Haute-Corse et le Massif Central, où des orages ont eu lieu », précisent les experts de Météo France.
Dans plusieurs départements, tels que l'Aisne et les Hauts-de-Seine, c'est le mois d'avril le plus sec enregistré depuis le début des mesures. L'humidité des sols, quant à elle, a considérablement chuté, et alors que février avait enregistré des niveaux de pluie importants, avril a fait chuter les taux d'humidité des sols à des niveaux typiques pour juin.
Cette sécheresse se démarque nettement du mois de février, qui avait connu des niveaux de pluie record et des inondations sévères dans l'ouest de la France. D'après Météo France, « des pluies sont cependant attendues au début du mois de mai, ce qui pourrait temporairement réhidrater les sols », offrant un léger espoir face à cette situation préoccupante.
Des températures anormalement élevées
Concernant les températures en avril, une hausse significative a été observée, avec une anomalie de +2,3 °C par rapport aux normes de 1991-2020. Ce mois s'inscrit dans le top 3 des mois d'avril les plus chauds depuis 1900, aux côtés d'avril 2020, derrière avril 2007 et 2011. Certaines régions, comme la Nouvelle-Aquitaine ou la Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ont même connu leurs températures les plus élevées jamais enregistrées.
La France poursuit ainsi une tendance au réchauffement, prévue par les climatologues, qui est plus rapide que la moyenne mondiale. Le gouvernement anticipe un réchauffement de 4 °C d'ici 2100 par rapport à la période préindustrielle, soulignant la nécessité d'une adaptation sérieuse au changement climatique.







