Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise (LFI), a soulevé l'idée que la nationalisation de TotalEnergies pourrait être une option réaliste pour l'État français. Invité sur le plateau de Europe 1/CNEWS/Les Échos ce dimanche 10 mai, il a souligné que cette opération pourrait même s'avérer très rentable pour le pays.
Bompard explique qu'une telle nationalisation ne nécessiterait pas d'acquérir l'intégralité de la valeur boursière de l'entreprise, estimée à 174 milliards d'euros. Selon ses calculs, un investissement autour de 70 milliards d'euros suffirait. Cette proposition intervient alors que TotalEnergies a distribué près de 100 milliards d'euros de dividendes à des actionnaires, principalement anglo-saxons, comme le fonds d'investissement BlackRock, souligne Bompard.
Une vision sur le long terme
Cette idée de nationalisation ne vise pas seulement à taxer les superprofits, mais propose un véritable changement de modèle économique. Les enjeux économiques sont considérables, alors que le pays fait face à des crises énergétiques et environnementales. Les experts s'accordent à dire que la nationalisation pourrait aussi permettre un contrôle accru sur les ressources énergétiques du pays.
«Une telle démarche permettrait de réorienter les bénéfices vers des projets d'intérêt public», affirme Claire Dupont, économiste spécialisée en politique énergétique. Cette vision pourrait également contribuer à une transition énergétique plus rapide et efficace.
Alors que le débat continue d'enfler autour des superprofits réalisés par des géants du secteur énergétique, l'idée d'une nationalisation soulève des interrogations et suscite des réactions variées parmi les parties prenantes. Si de nombreux responsables politiques voient cela comme une opportunité, d'autres restent sceptiques quant à la faisabilité d'une telle mesure.







