Le monde de la bouvine est en émoi après la disparition tragique du célèbre taureau Crey, étoile de la manade Cuillé, qui a montré une vigueur exceptionnelle jusqu'à sa mort inattendue. Âgé de seulement 9 ans, ce taureau était très attendu pour l'ouverture de la Feria de Pentecôte à Nîmes, programmée pour le 21 mai 2023.
Élu Biou de l’Avenir 2024 lors de sa dernière apparition aux Saintes-Maries-de-la-Mer, Crey a laissé un vide immense au sein de sa manade. « Il portait haut les couleurs de notre élevage et nous faisait vibrer », confie Pierre Cuillé, l'un de ses éleveurs. Reconnu pour sa bravoure et sa puissance, Crey avait un potentiel prometteur, et beaucoup croyaient en sa carrière, qui semblait être dorée.
Malheureusement, malgré les soins attentifs prodigués par ses soignants face à des gonflements inattendus, une autopsie, réalisée le 12 mai, a révélé un abcès à la paroi abdominale qui a finalement causé son décès. « C’était notre taureau vedette, il avait beaucoup de cœur et de générosité », a ajouté Pierre, visiblement touché par cette perte immense. Des centaines de messages ont été postés sur les réseaux sociaux, rendant hommage à « ce petit taureau au grand cœur » qui a marqué l’esprit de nombreux aficionados.
Un hommage poignant de la communauté
« Tu auras marqué ta génération », « À Lunel et à Nîmes, nous n'étions jamais déçus de tes performances », sont quelques témoignages qui soulignent l'impact dévastateur de sa disparition. Crey est désormais évoqué au sein des légendes de la manade Cuillé, aux côtés de mythes comme Rousset et Guépard.
Cette perte n’est pas qu’un choc pour la manade, mais une tristesse profonde ressentie à travers toute la communauté des passionnés de la bouvine. Leurs mots efficaces témoignent de leur amour pour ce taureau téméraire, dont les exploits resteront gravés dans les mémoires.
Pour la manade Cuillé, Crey représentait plus qu'un animal ; il était une véritable icône, son passage dans les arènes et sa présence vivante ont captivé et ému des générations d'amateurs de courses camarguaises. « Nous avions beaucoup d’espoir sur lui », conclut Pierre, laissant entrevoir une peine profonde mais aussi un respect éternel pour un camarade exceptionnel.







