Un comité social et économique s'est réuni, ce lundi après-midi, au sein du groupe Auchan. Selon les déclarations du syndicat FO, la direction a confirmé que 17 de ses supermarchés ne seront finalement pas repris par le groupement Mousquetaires-Intermarché. "C'est une nouvelle inattendue et déplorable", a déclaré Franck Martinaud, délégué syndical FO Auchan. "17 magasins restent sur le carreau, depuis 6 mois, la direction nous balade. Les employés ne savent pas ce qu'ils deviendront". En novembre dernier, l'enseigne de grande distribution, implantée dans la métropole lilloise, avait annoncé un plan de transformation pour contrer la baisse de ses ventes et l'érosion de ses parts de marché.
A la suite d'un accord avec le groupement Mousquetaires-Intermarché, les hypermarchés continueront d'opérer sous la marque Auchan, tandis que les supermarchés sont destinés à devenir des enseignes Netto ou Intermarché. Dans le cadre de cette réorganisation, la situation de 22 magasins est en train d'évoluer : 3 seront sous location-gérance, 2 resteront dans le giron Auchan France et 17 ne seront pas repris, devant être mis sur le marché. Ces enseignes comprennent Saint Quentin, Calais, Vitry-sur-Seine et d'autres localités.
17 magasins à vendre finalement
D'après la session du conseil économique et social, les magasins concernés sont : Montpon-Menesterol, Vezeronce, Saint-Jean-de-Maurienne, Port-Saint-Louis-du-Rhône, et plusieurs autres. Leurs futurs propriétaires pourraient être déterminés après une mise en concurrence.
Avis attendu de l'autorité de la concurrence
Pour ce qui est des 167 supermarchés devant passer sous franchise, avec un contrôle partagé entre Auchan et le groupement Mousquetaires, l'Autorité de la concurrence devrait rendre son avis en juillet 2026. La Commission Européenne, en accord avec Auchan, a demandé à l'autorité française d'évaluer si cette opération aurait des répercussions sur les fournisseurs ou sur les prix pratiqués.
Alors que le groupe Auchan traverse une période de turbulences, des experts comme Michel Aube, spécialiste en gestion de la distribution, soulignent l'importance de cette opération pour l'avenir des supermarchés concernés ainsi que pour l'emploi local. Les salariés, pour leur part, sont en attente de décisions concrètes, renforçant la volatilité de cette situation déjà délicate.







