Centres de données, intelligence artificielle et logistique : le sommet Choose France 2026 s'annonce comme un véritable tournant pour l'attractivité de la France, affichant pas moins de 93 milliards d'euros d'investissements confirmés, un montant sans précédent dans l'histoire de cet événement.
"Ce sommet marquera une avancée décisive avec un montant record de 93 milliards d'euros d'investissements, générant plus de 15.000 emplois", a affirmé Emmanuel Macron lors de son annonce à l'Elysée. Ce chiffre dépasse d'ores et déjà les 87 milliards d'euros cumulés des huit éditions précédentes.
Pour le chef de l'État, cette neuvième édition est "historiquement marquante". Il a reçu avec optimisme Masayoshi Son, le PDG du groupe japonais SoftBank, qui à lui seul, investira une somme colossale qui représente près de 50% de la somme totale annoncée. SoftBank prévoit de développer des infrastructures AI d'une valeur de 45 milliards d'euros en partenariat avec Schneider Electric, projetant des centres de données dans les Hauts-de-France d'ici 2031.
Le gestionnaire d'actifs Brookfield, lui, est déterminé à injecter 10 milliards d'euros supplémentaires dans les infrastructures AI en France, portant son investissement total à 30 milliards d'euros. D'autres projets notables incluent le fonds émirati MGX qui a annoncé la construction de centres AI de 7,5 milliards d'euros.
Ces changements envisagés positionneront la France comme le principal pays européen en matière de centres de données et de capacités de calcul. Emmanuel Macron a insisté sur le fait que ces initiatives combleraient le retard par rapport à des pays comme les États-Unis et la Chine.
En perspective, cette édition traite également de projets liés à l'indépendance stratégique en semi-conducteurs et dans des secteurs comme l'électrification industrielle et la santé.
Lancé en janvier 2018, Choose France est devenu l'événement annuel emblématique montrant l'engagement du gouvernement envers une politique économique pro-active. Plus de 230 projets ont été annoncés depuis, rassemblant environ 87 milliards d'euros d'investissements qui ont permis la création de 50.000 emplois industriels.
Cependant, certains experts, comme l'économiste Sylvain Bersinger, mettent en garde contre le fait que l'investissement des entreprises reste globalement en déclin, soulignant que les annonces ambitieuses ne doivent pas masquer les défis structurels que rencontre la France en termes de compétitivité.
Marylise Léon, la dirigeante de la CFDT, a également exprimé ses préoccupations sur la pérennité de l'industrie en France.







