À partir de ce lundi et jusqu'au 26 juin, les chantiers du BTP en Indre-et-Loire peuvent démarrer dès six heures du matin, conformément à un arrêté préfectoral. Cette décision vise à alléger les conditions de travail des ouvriers, confrontés à des températures élevées qui rendent certaines professions encore plus difficiles.
Le préfet, par cet arrêté pris le 17 juin, répond à un appel urgent des entreprises du secteur de la construction. Un besoin souligné par Marcel Roullet, président de la Fédération française du BTP en Indre-et-Loire : "La chaleur est une contrainte pour les travailleurs, mais pour leur santé, il est crucial de commencer tôt pour terminer les interventions avant les plus fortes chaleurs de l’après-midi. Les équipes doivent pouvoir arrêter à 14 heures”. Cette initiative survient après qu'une demande similaire ait été refusée lors de la vague de chaleur de mai.
La Fédération du BTP 37 avait martelé l'importance d'organiser les horaires pour le bien-être des employés : "Changer les horaires du jour au lendemain n'est pas possible. Les ouvriers ont des engagements familiaux et doivent s'organiser".
Les couvreurs, parmi les professions les plus exposées
Les risques liés à la chaleur sont particulièrement élevés pour les couvreurs. Soane Dévédec, responsable de la sécurité chez Toiture sur mesure, souligne qu'un couvreur peut ressentir des températures 10 à 12 degrés plus élevées en raison des surfaces réfléchissantes et de l'exposition directe au soleil. Pour atténuer la pénibilité de ce travail, son entreprise a mis en place des mesures de sécurité appropriées.
Depuis une semaine, les équipes de couvreurs commencent à l'aube, arrivant à 6 heures pour préparer le matériel et commencer la journée au plus tard à 7 heures. Simon Bouchet, conducteur de travaux, explique : "Nous fournissons de l'eau en quantité suffisante, et des équipements de protection tels que de la crème solaire et des chapeaux à larges bords". Ces mesures sont essentielles pour que les ouvriers puissent travailler dans de bonnes conditions et se retirer des chantiers dès 14 heures.
Si les températures continuent de grimper, certaines entreprises envisagent d'appliquer une mesure de chômage intempéries, un dispositif adapté aux circonstances climatiques extrêmes, pour protéger la santé des ouvriers, comme indiqué sur le site de Radio France.







