Andrée Antore, résidente d'une paisible commune de l'Orne, représente un cas alarmant de confusion administrative. Veuve depuis septembre 2024, elle n'a toujours pas reçu la pension de réversion de son défunt mari, Jean. Étrangement, sa caisse de retraite l’a même déclarée décédée, entraînant plusieurs mois d'impasse concernant sa retraite en 2025.
Brigitte Cabaret, sa fille, détaille la situation : "Nous avons contacté la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) d’Île-de-France, mais il a fallu plusieurs tentatives pour obtenir des réponses. En juin, après de nombreuses démarches, la pension personnelle de maman a redémarré, mais sans la réversion qui lui est due," explique-t-elle. La maire de Canapville, Marie-France Tabard, a été choquée par ce scénario : "C'est un véritable fiasco administratif," déclare-t-elle, renforçant le sentiment d'urgence dans cette affaire.
Un parcours du combattant
De février 2025 à avril 2025, Brigitte a été confrontée à des refus de la part des autorités. Elle souligne les difficultés rencontrées pour avoir des interlocuteurs compétents. "On me disait de rappeler dans dix jours, mais aucun avancement n'était constaté. C’est après plusieurs appels que nous avons réalisé que maman avait été déclarée décédée. Comment peut-on laisser une personne dans une telle situation ?" s'indigne Brigitte.
Face à cette inertie, la mère et la fille ont dû entreprendre un parcours sinueux pour prouver que tout cela n'était qu'une erreur. "Je me demande comment les personnes âgées isolées peuvent faire face à un tel défi," s'inquiète Marie-France Tabard. Ce témoignage illustre non seulement une réalité très préoccupante pour de nombreuses familles, mais questionne aussi le fonctionnement de l’administration auprès des plus vulnérables.
En janvier 2026, malgré ces avancées, Andrée Antore est toujours sans nouvelles concernant sa pension de réversion. Les déclarations de décès erronées et la lenteur administrative soulevées par ce cas interpellent sur la manière dont les informations circulent au sein de la CNAV. "Nous avons soumis les pièces justificatives depuis plus d'un an. Pourquoi cette situation perdure-t-elle ?" déplore Brigitte.
Les préoccupations d'Andrée et de sa famille font écho à d’autres histoires similaires relayées par les médias, comme celle-ci où un homme de 64 ans avait également été déclaré décédé à tort. Le besoin urgent de moderniser et d'harmoniser les procédures administratives pour éviter ce type d'incidents devient clair.







