Une normande de 92 ans doit prouver sa vie après une déclaration de décès erronée

Un récit poignant d'une veuve luttant pour ses droits face à l'administration.
Une normande de 92 ans doit prouver sa vie après une déclaration de décès erronée
Andrée Antore et sa fille, Brigitte Cabaret, témoignent d’une situation rocambolesque et inadmissible. | OUEST-FRANCE

Andrée Antore, résidente d'une paisible commune de l'Orne, représente un cas alarmant de confusion administrative. Veuve depuis septembre 2024, elle n'a toujours pas reçu la pension de réversion de son défunt mari, Jean. Étrangement, sa caisse de retraite l’a même déclarée décédée, entraînant plusieurs mois d'impasse concernant sa retraite en 2025.

Brigitte Cabaret, sa fille, détaille la situation : "Nous avons contacté la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) d’Île-de-France, mais il a fallu plusieurs tentatives pour obtenir des réponses. En juin, après de nombreuses démarches, la pension personnelle de maman a redémarré, mais sans la réversion qui lui est due," explique-t-elle. La maire de Canapville, Marie-France Tabard, a été choquée par ce scénario : "C'est un véritable fiasco administratif," déclare-t-elle, renforçant le sentiment d'urgence dans cette affaire.

Un parcours du combattant

De février 2025 à avril 2025, Brigitte a été confrontée à des refus de la part des autorités. Elle souligne les difficultés rencontrées pour avoir des interlocuteurs compétents. "On me disait de rappeler dans dix jours, mais aucun avancement n'était constaté. C’est après plusieurs appels que nous avons réalisé que maman avait été déclarée décédée. Comment peut-on laisser une personne dans une telle situation ?" s'indigne Brigitte.

Face à cette inertie, la mère et la fille ont dû entreprendre un parcours sinueux pour prouver que tout cela n'était qu'une erreur. "Je me demande comment les personnes âgées isolées peuvent faire face à un tel défi," s'inquiète Marie-France Tabard. Ce témoignage illustre non seulement une réalité très préoccupante pour de nombreuses familles, mais questionne aussi le fonctionnement de l’administration auprès des plus vulnérables.

En janvier 2026, malgré ces avancées, Andrée Antore est toujours sans nouvelles concernant sa pension de réversion. Les déclarations de décès erronées et la lenteur administrative soulevées par ce cas interpellent sur la manière dont les informations circulent au sein de la CNAV. "Nous avons soumis les pièces justificatives depuis plus d'un an. Pourquoi cette situation perdure-t-elle ?" déplore Brigitte.

Les préoccupations d'Andrée et de sa famille font écho à d’autres histoires similaires relayées par les médias, comme celle-ci où un homme de 64 ans avait également été déclaré décédé à tort. Le besoin urgent de moderniser et d'harmoniser les procédures administratives pour éviter ce type d'incidents devient clair.

Lire aussi

Les clés de la Bourse du 21 janvier : enjeux et perspectives
Plongez dans l'intégrale de BFM Bourse du 21 janvier avec des experts pour des analyses financières clés.
19h06
Une normande de 92 ans doit prouver sa vie après une déclaration de décès erronée
Andrée Antore, 92 ans, doit prouver qu'elle est vivante après avoir été déclarée décédée par erreur. Découvrez son parcours chaotique pour obtenir sa retraite et la pension de réversion.
17h36
Retards de vol : un refus du Parlement européen qui préserve les droits des passagers
Le Parlement européen maintient le système d'indemnisation des passagers aériens contre les réformes proposées. Découvrez les enjeux de ce vote crucial pour les droits des consommateurs.
16h54
Les opposants à l'accord UE-Mercosur remportent une première victoire au Parlement européen
Le Parlement européen vote pour saisir la CJUE sur l'accord UE-Mercosur, retardant sa ratification de 12 à 18 mois.
15h31
Lyon, toujours reine des embouteillages en France : un constat alarmant pour les automobilistes
En 2025, Lyon demeure la ville la plus embouteillée de France, avec 121 heures perdues dans les bouchons. Analyse des causes et comparaison mondiale.
06h42
Un nouvel entrepôt promet 250 emplois à Saint-Symphorien
Un nouvel entrepôt à Saint-Symphorien créera 250 emplois et dynamisera l'économie locale d'ici 2027.
20 janv.