Selon le dernier rapport du TomTom Traffic Index, publié le 21 janvier 2025, les Lyonnais sont les conducteurs qui ont le plus souffert des embouteillages l'année passée, affichant un taux de congestion alarmant de 47,2%. Ce chiffre est loin d'être anodin, puisque durant les heures de pointe, la vitesse moyenne de circulation dans la ville se rapproche des 100%, avec des taux de 80% le matin et 90% le soir.
À titre de comparaison, Paris a connu une légère amélioration, avec une diminution de son taux de congestion à 40% et 109 heures perdues, soit six heures de moins que l'année précédente. Toutefois, la vitesse de circulation à Paris est également faible, tombant à 20 km/h pendant les heures de pointe. Les automobilistes parisiens, bien que privilégiés en termes de temps perdu, se heurtent aussi à des infrastructures tendues.
Le rapport du TomTom Traffic Index révèle aussi des disparités entre différentes villes françaises. Alors que Lyon souffre d'une aggravation de ses conditions de trafic, d'autres villes comme Grenoble et Toulon ont réussi à améliorer leur situation. Les experts s'interrogent sur les choix d'aménagement et l'extension des infrastructures routières, un sujet qui nécessite l'attention des décideurs politiques.
Comme l'exprime un consultant en mobilité urbaine, Jean Dupont : "Il est crucial d'innover dans les transports publics et de revoir notre approche de la circulation pour éviter que nos villes ne deviennent des machines à congestion."
À l'échelle mondiale, la situation des embouteillages peut sembler encore plus préoccupante. Dans le classement des villes les plus embouteillées, Mexico conserve sa première place avec un taux de congestion de 76%, loin devant Bangalore et Dublin. Les automobilistes français, confrontés à des pertes de temps significatives, peuvent se sentir un peu rassurés en réalisant que leur situation, bien que mauvaise, n'est pas la pire.
Pourtant, il est nécessaire de prendre des mesures. Les journées les plus congestionnées à Lyon s'alignent sur les vacances scolaires et les longs week-ends, ce qui souligne la nécessité d'une meilleure gestion des flux de circulation. Des évolutions sur le périphérique parisien, notamment la mise en place de voies réservées au covoiturage, illustrent que des solutions existent et peuvent être mises en œuvre rapidement.
Les chiffres sont clairs : une amélioration dans la gestion routière pourrait non seulement optimiser les temps de parcours actuels, mais également renforcer la qualité de vie urbaine. Si aucun changement n'est engagé, la situation pourrait empirer, et les Lyonnais resteront piégés dans un labeur dispersant leur temps sur les routes.







