"Je t'aime et tu es la meilleure maman du monde." Ce fut le dernier message qu'a envoyé Camélia à sa mère le 13 janvier, peu avant de mettre fin à ses jours en se jetant sous un RER à Villeparisis, en Seine-et-Marne. À seulement 17 ans, son geste, révélé par les caméras de surveillance, indique une volonté tragique. Le décès a été constaté à 17h57.
La famille de l'adolescente a rapidement déposé une plainte contre ceux qu'elle considère comme responsables, des camarades qui auraient encouragé son acte désespéré. Camélia fréquentait le lycée Honoré-de-Balzac où elle avait signalé, lors d'une conversation avec sa mère en décembre dernier, être victime de harcèlement.
Salim, l'oncle de Camélia, révèle que son comportement avait nettement changé au fil des mois : "Elle ne mangeait plus, était constamment anxieuse et souffrait de troubles du sommeil", a-t-il rapporté au journal Le Parisien. Des témoignages d'amis de Camélia confirment qu'elle était la cible de moqueries incessantes concernant son apparence physique et ses attitudes, ce qui a alimenté un environnement scolaire toxique.
Ces tragédies croissantes liées au harcèlement scolaire doivent également alerter les institutions. Des experts en psychologie, notamment le Dr. Émilie Lefèvre, affirment que "le harcèlement peut avoir des répercussions dévastatrices sur la santé mentale des jeunes". Ces paroles rappellent la nécessité d'une intervention préventive dans les établissements scolaires. Ainsi, les écoles doivent s'engager dans des programmes de sensibilisation et de soutien aux victimes.
La campagne qui entoure l’histoire tragique de Camélia vise à faire prendre conscience des enjeux liés au harcèlement scolaire et à pousser les autorités à agir. Récemment, des groupes de défense des droits des jeunes organisent des manifestations afin de demander une meilleure protection contre le harcèlement, soulignant que la prévention est la clé pour éviter de telles tragédies à l'avenir.







