À la veille de son intervention très attendue lors du Forum économique mondial à Davos, Donald Trump a défait l'invitation d’Emmanuel Macron d’organiser une réunion du G7 à Paris. Cette décision survient dans un climat international marqué par des relations de plus en plus tendues entre la France et les États-Unis.
Alors que Macron appelait à la coopération face aux menaces américaines jugées « inacceptables » — y compris une possible hausse des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français —, Trump a clairement exprimé son refus lors d'une conférence de presse, déclarant : "Non, je ne ferai pas ça". Cette réponse met en lumière le bras de fer engagé entre les deux hommes, déjà antagonistes sur des questions comme le Groenland.
Les piques de Trump envers Macron et Starmer
Dans sa prise de parole, Trump a affirmé apprécier Macron mais a proféré une remarque cinglante : "Emmanuel ne restera pas encore très longtemps en poste". Cette assertion, suivie d'un commentaire sur la nature des décisions politiques actuelles — qu'il affirme être prises directement avec "les personnes concernées" — semble indiquer que l'ancien président se voit en position de force dans cette configuration internationale.
Les analystes notent que les relations entre les États-Unis et la France pourraient traverser une période délicate si des mesures protectionnistes venaient à être mises en œuvre. Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, a récemment souligné les risques d'une rupture des liens commerciaux : "Unilatéralisme et protectionnisme ne sont pas l'avenir du monde". La déclaration de Trump a donc de quoi alarmer les experts qui voient dans cette attitude une menace pour la coopération transatlantique.
Dans un contexte où Trump est attendu pour sa prise de parole à Davos, ce dernier a cependant rencontré des problèmes techniques qui ont entraîné un retournement de son vol en raison d'un léger problème électrique, selon l'AFP.
Les réactions à cette tirade ne se sont pas fait attendre. Plusieurs observateurs politiques s'interrogent sur les répercussions d'une telle posture sur l'Europe et ses relations avec les États-Unis. À l'approche des prochaines élections présidentielles américaines, cette dynamique pourrait également influer sur le soutien international dont Trump pourrait bénéficier, ou non.







