Ce lundi 30 mars, Afibel, une société de vente à distance destinée aux seniors, a sollicité la protection du tribunal de commerce de Lille-Métropole. Son dirigeant, Franck Berrebi, a exprimé que cette démarche vise à protéger les emplois et à geler la dette afin de rétablir les équilibres financiers.
Basée à Villeneuve d'Ascq, près de Lille, l'entreprise fait face à des difficultés de trésorerie, son chiffre d'affaires ayant chuté de 53,6 millions d'euros en 2024 à seulement 42 millions en 2025. Malgré ces défis, Afibel souhaite poursuivre son plan de transformation, tout en confirmant qu'elle n'est pas en cessation de paiement.
Le redressement judiciaire permettra à la société d'assainir sa situation. "Nous voulons consolider nos fondamentaux afin de garantir la pérennité de nos activités et la sauvegarde des emplois", a déclaré Berrebi. Un expert en gestion des entreprises, interrogé sur cette décision, a souligné l'importance d'un tel processus : "Le redressement judiciaire peut offrir à une entreprise en difficulté une seconde chance pour se réorganiser et revenir plus forte." (source : Les Échos)
Afibel, anciennement appartenant au groupe Damartex, a été cédée début 2024 à CFTI, un groupe familial spécialisé dans le linge. Franck Berrebi a élargi leur offre, intégrant du mobilier et de la décoration en plus des produits de literie. "Cette mobilisation constante porte déjà ses fruits", a-t-il soutenu, tout en ajoutant qu'il a demandé la protection du tribunal pour protéger cette "dynamique de renouveau".
Pourtant, selon les prévisions raccommodées, il ne table pas sur un retour à l'équilibre avant 2027. Des avis partagés parmi les analystes du secteur soulignent que la période d'incertitude économique actuelle pourrait compliquer ce retour à la rentabilité. Cependant, les actions entreprises par la direction peuvent constituer un pas vers la résilience. (source : La France)







