Le club de volley de Saint-Dié-des-Vosges a annoncé, par le biais d'un communiqué ce samedi 11 avril 2026, la rupture de ses liens avec Emmanuel Dumortier, l'entraîneur de son équipe première. Cette décision intervient suite à des accusations portées par plusieurs joueuses concernant des propos jugés sexistes à leur encontre. M. Dumortier était déjà suspendu de manière conservatoire au préalable.
Une enquête en cours
Dans son communiqué, le club précise qu'une enquête interne est en cours, parallèlement à celle menée par une cellule indépendante de la fédération française de volleyball, en collaboration avec les services de l'État. Selon le club, "au vu des premiers éléments recueillis, il a été décidé de mettre un terme à toute collaboration avec Monsieur Dumortier, dans un souci de protection de nos joueuses".
Des accusations graves
Le 19 mars dernier, les volleyeuses avaient déjà témoigné de comportements et de propos inappropriés à travers un communiqué relayé par le syndicat ProSmash. Elles avaient évoqué des "méthodes vexatoires et sexistes", notamment des insultes telles que "Parle, ta bouche ne sert pas qu'à sucer", "connasses" ou encore "putes".
La direction du club, à l'écoute de ces témoignages, avait alors pris la décision de suspendre Emmanuel Dumortier dans l'attente des résultats des enquêtes administratives. Bien qu'il ait été mis à l'écart, il demeure présumé innocent dans cette affaire. Cette situation soulève des questions plus larges sur la gestion de la parole au sein du sport féminin et l'importance d'un environnement respectueux, comme l'a souligné le sociologue du sport Pierre Bourdieu dans ses travaux sur la violence symbolique dans le milieu sportif.







