Dans la nuit du 19 au 20 avril, un surprenant acte de vandalisme a frappé la commune d’Oberhausbergen, située près de Strasbourg. Au moins 70 véhicules stationnés dans diverses rues ont subi de graves dégradations, tous leurs pneus côté rue ayant été crevés intentionnellement. Actuellement, une enquête a été ouverte par les autorités.
Ce matin-là, les habitants ont découvert avec désolation l'étendue des dégâts. "Je suis sorti de chez moi et j'ai vu que la voiture de mon voisin avait deux pneus crevés. En vérifiant la mienne, j'ai constaté que c'était la même chose", raconte un riverain à TF1. Les pneus, visiblement perforés à l'aide d'un objet pointu, sont devenus irréparables.
La mairie invite les victimes à porter plainte
Les premières constatations indiquent que les dégradations se sont produites entre 1 et 5 heures du matin, à un moment où l'éclairage public était éteint. Les auteurs de cet acte abominable ont, semble-t-il, agi de manière méthodique, ciblant un grand nombre de véhicules en un temps limité.
Les habitants sont choqués par cet événement sans précédent dans leur quartier. "Ce sont des quartiers où il fait bon vivre. Ce qui vient de se produire est particulièrement troublant", déclare un élu municipal. La mairie a rapidement lancé un appel à témoins et a encouragé les victimes à déposer plainte.
Certaines victimes pas prises en charge par leurs assurances
Tout au long de la journée de lundi, des dépanneurs ont été appelés sur place, mais la situation est délicate. Les véhicules dotés d'une roue de secours peuvent être remis en état, cependant, de nombreuses personnes se retrouvent en difficulté, car à chaque fois, deux pneus ont été crevés. "C'est vicieux, et les gens sont dans la mouise avec ces histoires", explique un dépanneur à TF1.
En outre, certains habitants sont confrontés à de mauvaises surprises de la part de leurs assurances. Les dégâts ne sont pas toujours pris en charge, surtout lorsque la garantie spécifique pour les pneus n'est pas incluse. La gendarmerie a ouvert une enquête pour dégradations volontaires. Les responsables de de tels actes pourraient encourir des peines d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et des amendes pouvant atteindre 45 000 euros. À ce jour, aucune arrestation n'a été signalée.







