L'association de défense des animaux, L214, a intensifié son combat en menant des actions simultanées devant 34 supermarchés E.Leclerc à travers la France, dont Paris, Strasbourg et Tours. Ce mouvement vise à dénoncer les méthodes cruelles de l'élevage intensif de porcs et demande à la chaîne de distribution d'adopter le référentiel "Pig Minimum Standards" d'ici 2030.
Cette initiative, baptisée "Tournons le dos au pire de l’élevage intensif chez E.Leclerc", met en lumière les pratiques inquiétantes que l'association a documentées dans des élevages partenaires, comme l'indique Le Dauphiné Libéré.
Que reproche l’association à l’enseigne ?
Des enquêtes récentes de L214 révèlent des manquements graves : absence de soins vétérinaires, mutilations de porcelets, conditions d'hygiène douteuses, et même la présence de cadavres d'animaux dans certains élevages. L'association s'indigne : "Malgré des enquêtes alarmantes, l’enseigne n’a pris aucune mesure sérieuse contre les méthodes les plus cruelles de l’élevage intensif".
Pour sensibiliser le grand public, un camion immersif a été installé à Paris, offrant une vue saisissante des conditions de vie des porcs dans les élevages standards.
Un soutien éclairé
Cette campagne a également reçu le soutien de l'influenceur Jeremstar, qui a partagé son choc face aux réalités des élevages intensifs. L214 appelle donc à des actions concrètes de la part d'E.Leclerc, exigeant l'adoption des "Pig Minimum Standards", une initiative visant à améliorer le bien-être des porcs, notamment en mettant fin à l’enfermement systématique des truies reproductrices dans des cages.
Une initiative symbolique
En parallèle, L214 incite les consommateurs à retourner symboliquement les produits à base de viande dans les rayons de Leclerc. À ce jour, l'association revendique le retour de plus de 66 000 barquettes de viande depuis le début de cette initiative.
Pour l’instant, E.Leclerc n'a pas encore fait de déclaration publique en réponse à cette mobilisation nationale croissante.







