Ce samedi, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé la « politique de la terre brûlée » d’Israël. Depuis le début des hostilités en mars, les frappes israéliennes ont causé la mort de 3 355 personnes au Liban.
Israël a de nouveau bombardé le sud du Liban, tandis que son armée progresse profondément dans le pays, malgré un cessez-le-feu pourtant déclaré lors de discussions à Washington, qui n'ont pour le moment pas eu d'impact sur le terrain.
Les affrontements entre Israël et le Hezbollah, allié de l'Iran, se poursuivent quotidiennement, même après la trêve du 17 avril, qui est loin d'être respectée. Dans un discours télévisé, Nawaf Salam a affirmé que les actions israéliennes ne conduiraient ni à la sécurité ni à la stabilité pour la région.
Ce matin, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de résidents dans plusieurs villages libanais avant de procéder à des frappes, impactant plusieurs localités du sud, selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI). Par ailleurs, l'armée libanaise a rapporté qu'une frappe de drone israélien a blessé deux de ses soldats près de Nabatiyé.
Des tirs d'artillerie ont également eu lieu près de la forteresse médiévale de Beaufort, suscitant l’inquiétude du ministre libanais de la Culture concernant les dommages potentiels au patrimoine historique en danger à cause des attaques israéliennes. Le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquette vers le nord d'Israël, qui ont pour la plupart été interceptés par l'armée israélienne.
Dans un rapport alarmant, l’UNICEF indique que depuis le début des hostilités, au moins 15 enfants ont perdu la vie et 62 autres ont été blessés rien que la semaine dernière. Le bilan humanitaire continue donc de se dégrader.
Une réunion militaire entre Israël et le Liban a eu lieu à Washington afin de poser les bases d’un dialogue futur, prévu les 2 et 3 juin, dans le cadre d'une tentative de trouver un règlement à la crise. Toutefois, le Premier ministre libanais a rappelé qu'une trêve était essentielle avant tout progrès dans les pourparlers.
Alors que le conflit s'intensifie, les esprits restent préoccupés par la manière dont cette escalade affectera la région dans son ensemble. Des observateurs, comme ceux du Centre de recherche sur les conflits au Liban, soulignent que « la stratégie israélienne pourrait, à long terme, aggraver les tensions et engendrer davantage de violence dans la région ». Cette situation perdure alors que les négociations entre les États-Unis et l’Iran continuent d’effleurer le sujet du conflit libanais.







