Le jeudi 28 mai, un homme d'origine pakistanaise, en situation irrégulière et déjà condamné pour des faits similaires, a comparu devant le tribunal judiciaire de Paris pour une agression sexuelle survenue dans le métro parisien. La victime, Mathilde, étudiante venant des Vosges, était à Paris pour assister à Roland Garros avec sa famille et a reçu 800 euros de damages.
Lors de son passage à Paris, Mathilde n'aurait jamais imaginé qu'elle garderait un souvenir aussi traumatisant. Dans une rame de métro à la station Alma-Marceau, elle a été victime d'une agression. Lors de l'audience, l'accusé, Mahmoud T., a été identifié comme un récidiviste. Vêtu d’un tee-shirt bleu, il a vu son comportement surveillé par des policiers de la brigade des réseaux ferrés (BLAST) en plainclothes, qui l'ont repéré à cause de ses agissements suspects.
Les policiers l’ont observé se mêler à un groupe de voyageurs, se rapprochant de la jeune femme en minijupe, alors qu’il était déjà en état de récidive pour des actes similaires commis en 2021, pour lesquels il avait écopé de huit mois de prison avec sursis. Même face à des preuves vidéo accablantes, Mahmoud T. a nié les faits, avançant des excuses peu convaincantes. Sa défense s’est appuyée sur ses difficultés personnelles, soutenant que ses accusations publiques lui causaient une humiliation insupportable.
L’avocat de Mathilde, Me Sacha Nantes, a souligné la nécessité de justice pour sa cliente, qui avait brillé techniquement en obtenant la mention « très bien » à son baccalauréat. Il a évoqué un véritable « prédateur » et a demandé 1 500 euros de dommages. En réponse, l'avocat de la défense a plaidé contre l'interdiction du territoire, suggérant que cela aggraverait la situation de son client.
À l'issue de la délibération, le tribunal a retenu les réquisitions du procureur, condamnant Mahmoud T. à quatre mois de prison ferme, avec une interdiction de séjour en France pour deux ans. Il sera également inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles. Mathilde, quant à elle, a vu sa constitution de partie civile acceptée.







