Lors d'un procès très médiatisé à Strasbourg, un ancien ostéopathe âgé de 37 ans, Pierre Garitte, fait face à des accusations terrifiantes de viols et d'agressions sexuelles, concernant 29 de ses patientes. Devant la cour criminelle du Bas-Rhin, il a invoqué la « maladresse », une défense qui a suscité une profonde indignation parmi les parties civiles.
Depuis le début des audiences, plusieurs anciennes patientes ont partagé leurs expériences traumatisantes. Elles décrivent un modus operandi inquiétant : l'ostéopathe dirigeait leurs mains vers leurs zones intimes et, dans certaines circonstances, il a introduit des doigts dans leur vagin sans consentement explicite, laissant présager des intentions inappropriées. L'une des plaignantes a avoué avoir ressenti une profonde trahison, ayant accordé sa confiance à celui qui était censé les soigner. Le Parisien a rapporté que Garitte, qui ne pratique plus, a admis avoir blessé certaines personnes, mais il continue de nier toute intention sexuelle.
Les témoignages quotidien depuis le début du procès montrent des femmes visiblement marquées, rappelant la confiance qu'elles avaient placée en lui. Garitte, défendant ses actions, a évoqué sa croyance dans des « techniques thérapeutiques » destinées à traiter des problèmes médicaux variés, mais la présidente de la cour, Stéphanie Issenlor, n’a pas tardé à lui rappeler que des actes tels que ceux auxquels il est accusé sont strictement prohibés dans sa profession. Les accusations incluent également le fait qu'il a tenté de faire signer des lettres de consentement à certaines patientes, une pratique que le Directeur de son ancienne école d’ostéopathie a vivement critiquée, jugeant que cela pouvait induire en erreur les patientes sur les véritables intentions derrière ces gestes.
Au cœur du procès, un point a particulièrement choqué : l'argument de Garitte sur son prétendu manque de positions anatomiques correctes. « La seule explication, c’est que je me suis mal positionné », a-t-il déclaré, suscitant l'exaspération de la présidente qui lui a rappelé qu'il avait suivi une formation de cinq ans. Ce qui s'annonçait comme une défense des plus légères a rapidement été qualifié de « fumisterie » par des experts.
Alors que le procès se poursuit, Pierre Garitte risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle si reconnu coupable. Les témoignages des victimes, qui s’enchaînent dans la salle d’audience, nous rappellent l’importance de la vigilance dans le cadre des soins médicaux et les conséquences dévastatrices des abus de pouvoir.







