À Metz, la tragique mort de Noahm, un jeune homme gay de 19 ans, suscite une mobilisation sans précédent. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, fait face à un flot de demandes sur les réseaux sociaux pour observer une minute de silence en mémoire de la victime, tuée à la place de la République le 30 mai. Les témoins de l'agression rapportent des insultes homophobes proférées à l'encontre de Noahm, renforçant la colère et l'indignation collectives.
Le mouvement La France insoumise et de nombreux militants s'unissent pour exiger que cette minute de silence soit actée. Charlotte Leduc, élue d'opposition à Metz, souligne l'importance de cette reconnaissance: "Il est crucial d'envoyer un message fort contre l'homophobie et de témoigner un soutien clair en tant que représentation nationale." Elle précise que des précédents montrent qu'une minute de silence peut être observée rapidement, comme ce fut le cas pour Quentin Deranque en 2026.
Le groupe parlementaire de La France insoumise a également adressé une lettre ouverte à Mme Braun-Pivet, dans laquelle ils affirment: "La République ne saurait demeurer indifférente face à la mort de Noahm et des victimes d'assassinats LGBTIphobes." Ces mots résonnent alors que chaque jour, de nouveaux témoignages de violences homophobes émergent, élargissant le débat sur la sécurité des personnes LGBTI en France.
Servane, du collectif FÉMINISTE La GRENADE basé à Metz, fait écho à cette exigence : "Une minute de silence serait la moindre des choses face à une situation alarmante que nous traversons, où les agressions envers les personnes LGBTQ+ continuent d'augmenter." En effet, selon un rapport de SOS Homophobie, le nombre d'actes LGBTphobes a atteint 1 771 en 2025, marquant une hausse significative par rapport à l'année précédente.
Des organisations comme Metz Antifasciste et l'ONG européenne ACT (Against Conversion Therapy) relaient également cet appel, amplifiant la pression sur le Parlement. Hier, le journal Libération a publié une tribune de Julia Torlet, présidente de SOS Homophobie, en soutien à cette initiative. Pourtant, plusieurs députés du Rassemblement national n'ont pas encore pris position sur ce sujet délicat.
Actuellement, les deux individus impliqués dans l'agression sont mis en examen et placés en détention provisoire. Le procureur de la République de Metz a indiqué que les investigations n'ont pas encore établi de motif homophobe à cette violence, mais la pression s'intensifie pour une reconnaissance et une action concrète face à cette tragédie.







