Les parents de la victime, décédée suite à une agression le 30 mai, aspirent avant tout à "une prise de conscience sociétale", souligne leur avocate.
Des voix se lèvent pour qualifier de meurtre "homophobe" l'agression survenue à Metz (Moselle). Toutefois, les parents de Noahm, 19 ans, ont dénoncé le mercredi 10 juin une "récupération politique" suite à la tragédie ayant touché leur fils, dont la justice n'a pas encore retenu de motif homophobe.
"Nous sommes effondrés", ont déclaré les parents, exprimant leur "ras-le-bol du discours politique" autour de la mort de Noahm, violemment agressé le 30 mai et décédé trois jours plus tard des suites de ses blessures, comme l’a expliqué Sophie Friha, leur avocate. En hommage, Noahm a notamment été associé à une minute de silence observée à l'Assemblée nationale pour Lyhanna, tuée à 11 ans dans le Gers, comme rapporté par France 3.
Deux suspects interpellés
"Nous ne voulons pas que Noahm soit instrumentalisé par un parti" politique, a affirmé l'avocate, ajoutant que les parents souhaitent avant tout "une prise de conscience sociétale" et un appel à "l'éducation" des jeunes face à la violence. La dimension homophobe n'est pas actuellement évoquée comme une piste privilégiée, mais elle n'est pas écartée, a-t-elle précisé.
Pour l'instant, les éléments préliminaires de l'enquête ne permettent pas de confirmer une motivation homophobe, selon David Touvet, le procureur de la République de Metz. Deux hommes, âgés de 20 et 27 ans, ont été mis en examen et placés en détention pour "meurtre aggravé en état d'ivresse manifeste", un crime qui encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.







