Ségolène Royal a décidé de rompre le silence sur une période difficile de sa vie. Dans le podcast Legend, diffusé le 10 juin 2026, l'ex-candidate à la présidentielle a parlé des infidélités de François Hollande durant la campagne électorale de 2007.
Dans son livre, Valérie Trierweiler a révélé que sa relation avec François Hollande avait débuté en 2005, deux ans avant l'annonce officielle de la séparation avec Ségolène Royal, comme le rapportent plusieurs médias français. À propos de cette infidélité, dont elle était consciente, Royal a déclaré au podcast : « Je subis cette bigamie », ajoutant qu’elle devait gérer non seulement la campagne, mais aussi l’éducation de leurs quatre enfants, témoignant de ce qu'elle décrit comme une "solidité intérieure" remarquable.
Manque de soutien
Royal a ainsi navigué dans une campagne marquée par des tensions personnelles, alors qu'elle attendait le soutien de François Hollande « en tant que conjoint, père de mes enfants, et premier secrétaire du PS ». À 72 ans, elle a exprimé sa frustration quant à la responsabilité de son entourage, qui aurait dû intervenir. Elle a plaidé : "Si ça avait été un homme en campagne avec une femme qui s'emballe ailleurs, on aurait dit : 'Elle dégage'". Une référence claire à la relation actuelle de Hollande avec Julie Gayet, laissant entendre les doubles standards qui règnent dans le monde politique.
Malgré ces adversités, Ségolène Royal a poursuivi sa campagne, se remémorant : « Je n’ai même pas eu un mot, une phrase positive durant cette campagne ». Au second tour, Nicolas Sarkozy l'a emporté avec un score de 53,06 % contre 46,94 % pour elle. Réfléchissant à cette période, elle se demande encore : « Qu’est-ce qui m’a fait tenir en me taisant ? » Ces réflexions poignantes placent Ségolène Royal dans un récit où les luttes personnelles et politiques se croisent, décrivant des vérités souvent négligées par le grand public.







