Le parquet de Metz a annoncé ce jeudi la requalification de l’homicide de Noahm, dans le cadre d’une enquête portant sur la violente agression qu'il a subie le 30 mai dernier. Après avoir sombré dans un état de mort cérébrale, le jeune homme de 19 ans a succombé le 2 juin.
Les circonstances tragiques de cet incident ont rapidement suscité l'indignation. Dès le début, des proches de Noahm ainsi que plusieurs associations, comme SOS Homophobie, ont dénoncé le caractère homophobe de l’agression. Initialement, le parquet avait choisi de ne pas retenir cette qualification, se concentrant sur un homicide volontaire perpétré par une personne en état d’ivresse manifeste.
Cependant, la situation a pris une nouvelle tournure. Le procureur a décidé de procéder à un "réquisitoire supplétif", permettant ainsi d’élargir le cadre des investigations. Cette décision a été décrite comme une nécessité pour tenir compte de toutes les circonstances entourant les faits. Le réquisitoire stipule dorénavant que l'homicide pourrait avoir été motivé par l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de la victime.
Deux suspects, âgés de 20 et 27 ans, ont été interpellés aux alentours du lieu de l’incident et placés en détention provisoire. Le parquet précise : "Cette saisine supplétive assure au magistrat instructeur un cadre juridique permettant d’explorer l’ensemble des circonstances liées à cette affaire".
Face à cette tragédie, des voix s'élèvent pour appeler à une meilleure protection des victimes d'homophobie. Une avocate spécialisée, maître Claire Dubois, souligne la nécessité d'une réponse pénale adéquate : "Nous espérons que la requalification de cet homicide contribuera à une plus grande sensibilisation aux crimes motivés par l'homophobie dans notre société".
Alors que l'enquête continue, les membres de la communauté LGBTQ+ et de nombreux alliés expriment leur soutien à la famille de Noahm et appellent à une solidarité collective contre les violences homophobes. La Ligue des droits de l’homme a également réagi, en demandant des mesures plus fermes contre ce type d'agressions.







